×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Médicaments Louardi: «C’est un simple retour à la normale»

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Marge des pharmaciens: «Un faux débat»
    Industriels : Le décret corrige un illogisme qui a duré 20 ans

    El Houssaine Louardi, ministre de la Santé

    - L’Economiste : Quelle est la différence entre la première et la dernière mouture de ce décret ?
    - El Houssaine Louardi: Il n’y a pratiquement pas de différence. Les idées principales n’ont pas changé, mais quelques détails ont été repris. Nous nous sommes rattrapés sur les produits importés par les pharmaciens qui avaient droit à une marge de 20%, alors que la loi  marocaine fixe cette marge à 10% pour tous les autres produits.  Nous avons aussi insisté sur le décrochage des bio-similaires. L’assimilation du prix des bio-similaires n’est pas très importante dans les autres pays. Elle se situe autour des 20 à 30%. Nous l’avons homologuée à 30% après les révisions.
    - Les industriels reprochent un délai trop court entre la consultation au SGG et l’adoption ?
    - La procédure est toujours la même quand les lois sont entre les mains du SGG. Nous avons au sein du ministère trois personnes qui répondaient chaque jour, voire chaque demi-journée, aux questions et remarques du SGG, justifiaient et expliquaient le contenu. Nous étions en contact permanent avec eux. Puis il y a eu une dernière réunion pour la mouture finale. Nous nous sommes occupés de la mouture technique, eux de l’aspect juridique et logique.

    - Avec une augmentation de la marge des officines, ce décret est considéré comme étant très «généreux» avec les pharmaciens, tandis que les industriels supportent seuls le poids de cette décision politique…
    - Il faut arrêter ce faux débat autour de la marge des pharmaciens. Actuellement, elle est de  30% en prix public marocain (PPM), soit l’équivalent de 57% en prix fabricant hors taxe (PFHT).  Donc, elle a seulement augmenté de 3,9% sur une seule catégorie de médicaments (ndlr : dont le PFHT est inférieur à 166,54 DH). En plus, cette manne est provisoire. Elle ne concerne que les médicaments déjà sur le sol marocain et ne s’appliquera pas à ceux qui arriveront après.
    Il faut aussi avouer que les officines ont fait un effort considérable. Actuellement, la marge est de 30%. Pour un médicament anticancéreux qui coûte 10.000 DH, la marge des pharmaciens est de 3.000 DH. Pourtant, ils ont accepté que cette marge devienne forfaitaire à 300 DH. Il fallait bien compenser, ne serait-ce que pour une petite période.   
    Pour les industriels, je rappelle simplement l’article 7 de l’arrêté du  1er décembre 1993 et qui dit qu’à chaque fois qu’un médicament voit son prix baisser dans le pays d’origine, son prix doit automatiquement baisser au Maroc.
    Or, depuis 20 ans, les prix n’ont jamais baissé. C’est un simple retour à la normale et, encore, le décret n’est pas rétroactif.

     

    Propos recueillis par Rime AIT EL HAJ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc