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    S2M : Les risques d’une activité hautement technologique

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Rapidité des évolutions, volatilité du personnel, plus de concurrence…
    L’entreprise augmente son capital au profit des salariés
    Un objectif de fidélisation des compétences

    Source : Bourse de casablanca

    Le cours de S2M en Bourse arrive à la fin de l’année avec une évolution positive de 2,65% pour une action à 172 DH

    La dernière augmentation de capital de S2M n’est pas une opération anodine. Les 4 millions de DH réservés à certains salariés de l’entreprise visent à répondre à un risque bien identifié. La nature de l’activité de S2M (monétique) nécessite des ressources humaines compétentes et hautement qualifiées sur ses différents marchés. Ainsi, « la perte de membres-clés de la direction pourrait avoir un effet négatif important sur la capacité de l’entreprise à mener à bien sa stratégie». Justement, c’est afin de  réduire le risque de volatilité des ressources humaines et de perte de savoir-faire pouvant affecter la pérennité de son activité que S2M a opté pour l’augmentation de capital. Le risque a également été pris en considération durant  l’introduction en bourse de S2M en 2011. Après l’opération, la holding détenue par les managers, Chadha Holding, est devenue le second actionnaire avec 22% du capital juste derrière le fonds d’investissement Maroc Invest. L’actuelle augmentation de capital ne devra pas être une opération isolée. Le directoire de S2M prévoit de réitérer l’augmentation tous les ans, pendant 5 ans.
    La note d’information publiée par l’entreprise fait ressortir d’autres risques.  Après la volatilité du personnel, le risque de réduction de l’usage de la carte détrônée par le téléphone portable a attiré l’attention des experts. Le développement de la technologie Near Field Communication (NFC) permet  d’intégrer une option de paiement sans contact  au niveau des téléphones portables. Cependant, cette technologie est encore dans une phase embryonnaire au Maroc, contrairement à d’autres pays africains comme le Kenya. Les scénarios retenus comme les plus probables par les spécialistes sont ceux de la coexistence de plusieurs canaux, sur le net, par carte et par téléphone selon les différents segments de clientèle.
    En outre, la croissance du secteur monétique se traduit par l’entrée sur le marché de nouveaux concurrents et par une plus grande exigence des clients en matière de performance avec une réduction des coûts. Le risque le plus important est lié à l’image même du Maroc sur le plan international. « L’internationalisation de S2M est parfois entravée par la perception du Maroc comme pays à faible vocation technologique ». Cette étiquette rend difficile la pénétration de nouveaux marchés, notamment ceux de l’Amérique du Nord et de l’Afrique anglophone. Cela prouve qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour l’AMDI en matière de valorisation de l’image du Maroc.


    IL.B.

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