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Régions

Fès peaufine son offre sanitaire

Par L'Economiste | Edition N°:4171 Le 13/12/2013 | Partager
133 établissements et un médecin pour 1.711 habitants, mieux que la moyenne nationale
Epidémiologie, chirurgie, soins de proximité… la carte sanitaire de la région  

AVEC près de 32.000 nouvelles naissances chaque année, 149.000 enfants de moins de 5 ans, et près de 500.000 femmes ayant entre 15 et 49 ans, Fès-Boulemane est l’une des régions les plus «fertiles» du Royaume. Sa jeune population a besoin de ce fait d’une offre sanitaire complète. Et surtout en ville, car le taux d’urbanisation de la région avoisine les 74%. Ces chiffres viennent d’être révélés lors d’une journée d’étude dédiée au secteur de la santé.
Organisée par le Conseil régional, cette rencontre s’est tenue sur le thème de «L’amélioration de la santé, un pilier principal de la régionalisation avancée». C’était une occasion pour Allal El Amraoui, directeur de la santé, de dresser un tableau de bord exhaustif de l’offre sanitaire régionale. Le secteur est constitué d’un important réseau d’établissements de santé, dont une majorité a profité d’une grande opération de réhabilitation et d’équipements. «Le but étant de répondre aux besoins des populations les plus reculées. De nouvelles infrastructures sanitaires viennent de voir le jour», affirme El Amraoui. Ce qui a permis, selon lui, de suivre de près notamment la situation épidémiologique au niveau de la région.
A ce titre, la région a enregistré 170 cas de leishmaniose et 46 cas de méningite en 2012. Pour le VIH, les services sanitaires ont comptabilisé 150 nouveaux cas jusqu’à fin octobre 2013, alors que leurs estimations font état de pas moins de 1.024 personnes atteintes du sida. Pour le diabète, quelque 34.844 cas ont été diagnostiqués en 2012. «Nous avons enregistré également 17.240 individus souffrant d’hypertension», ajoute le directeur régional de la Santé.
D’un autre côté, les 133 établissements de la santé publique assurent le suivi de 94% des femmes enceintes. En moyenne, les hôpitaux de Fès couvrent 110% des nouvelles naissances. Ce taux n’est que de 60% à Boulemane et seulement 20% à Moulay Yacoub. L’analphabétisme et le désenclavement des habitants de ces deux provinces expliquent cette situation.
Pour le chef-lieu de la région, Fès en l’occurrence, le secteur de la santé a connu une nouvelle dynamique avec l’ouverture du CHU Hassan II. En effet, cet établissement public couvre, à lui seul, les besoins d’une population estimée à près de 4 millions d’habitants issus des régions de Fès-Boulemane, Meknès-Tafilalet et Taza-Al Hoceima-Taounate. Pour Mhamed Douiri, président du Conseil régional, «la réalisation de ce projet a nécessité un coût global de 1,1 milliard de DH. Ce centre est l’une des plus grandes infrastructures médicales réalisées au Maroc depuis l’indépendance». Les urgences, comme tous les autres services de ce centre, connaissent une forte affluence. Ainsi, quelque 237.863 personnes ont été accueillies par les urgences en 2012. Les hôpitaux de la région consacrent près de 30% des lits à la chirurgie et 5,26% à l’hospitalisation, soit le double de ce que réservent les autres hôpitaux du Royaume.
Au niveau du Ramed, les bénéficiaires sont de plus en plus nombreux. Les infrastructures sanitaires de la région ont comptabilisé 291.407 personnes à fin octobre 2013. Le coût des soins est estimé à 262 millions de DH. Un chiffre qui pourrait doubler d’ici peu sachant que sur les 1,8 million de personnes que compte la région, 500.000 sont éligibles au Ramed.
Côté ressources humaines, la région est dotée d’un médecin pour 1.711 individus. Ce qui est considéré comme une avancée, d’autant plus qu’au niveau national, les chiffres font état d’un médecin pour 2.725 personnes. Toutefois, El Amraoui annonce 28 départs en retraite chez les médecins et 244 chez les infirmiers. Ce qui veut dire un appel pour le recrutement. Surtout au CHU de Fès où les 1.200 personnels de santé (317 médecins et plus de 760 infirmiers), gèrent une capacité d’hospitalisation de 880 lits.

Potentiel de soins

L’offre sanitaire régionale est constituée d’un important réseau d’établissements de santé. Il s’agit notamment des hôpitaux Omar Drissi, Ibn Al Hassan, Ibn Al Khatib, Al Ghassani et Ibn Al Baitar à Sefrou, l’hôpital Mohammed V à Boulemane, l’hôpital de la Marche verte et l’hôpital Sidi Ahmed Al Maissouri (Outate El Haj). Ces infrastructures sont encadrées par 69 professeurs, 507 médecins (généralistes et spécialistes) et 1.930 personnels paramédicaux. Il y a également le secteur privé qui compte quelque 15 cliniques (344 lits), 394 cabinets, 37 laboratoires d’analyses, 16 radiologues, 184 dentistes et 490 officines. Le complexe hospitalier universitaire offre toutes les spécialités médicales et chirurgicales. Côté équipements, l’édifice compte 28 blocs opératoires dont 6 réservés aux urgences. Deux salles d’opération sont équipées en technologies multimédia permettant des retransmissions en direct des actes opératoires, via fibres optiques, vers la Faculté de médecine et de pharmacie de Fès. L’enseignement médical étant une des missions du CHU Hassan II de Fès. Ce dernier a été récemment étoffé en plateaux radiologiques de haute performance. «Néanmoins, il faut réserver plus de moyens à l’entretien des machines et notamment les scanners», conclut El Amraoui.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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