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Economie

Téléphonie mobile: Un marché en quasi-stagnation

Par L'Economiste | Edition N°:4171 Le 13/12/2013 | Partager
Plus de 41 millions de clients
Le mobile tient toujours la vedette
L’ANRT parie sur le pouvoir d’achat du consommateur

Les chiffres clés publiés par le régulateur télécoms (l’ANRT), à fin septembre, révèlent une forte croissance des différents modules du secteur et une baisse tendancielle des prix. Il n’en reste pas moins qu’à la fin du troisième trimestre, le Maroc comptait 41,3 millions de clients GSM, soit 2,3 millions de clients supplémentaires et près de 8% de croissance en un an. Le taux de pénétration atteint 140% au 31 septembre 2013, contre 129,75% il y a un an. Au-delà de tous ces chiffres, quel est aujourd’hui l’état du marché des communications téléphoniques? Le revenu total des deux opérateurs télécoms sur le marché de détail s’élève au troisième trimestre 2013 à plusieurs milliards de dirhams. L’opérateur historique, coté en bourse, est seul obligé à rendre ses chiffres publics. Méditel le fait mais pas régulièrement. Inwi a choisi de faire l’impasse sur son résultat net. Difficile dans ces conditions de se faire une idée nette sur ce que pèse vraiment le marché des télécoms. L’étude sur le secteur des TIC au Maroc, menée par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) n’est pas parvenue à résoudre le mystère. 
Le trafic de téléphonie mobile et fixe (près de 12 milliards de minutes) s’accroît de façon soutenue depuis le début de l’année grâce à  la forte expansion du trafic mobile (+7,9% en un an). Le volume de données échangées sur les réseaux mobiles poursuit sa croissance sur un rythme annuel très soutenu. La progression du nombre de SMS atteint +74,4% en un an (3,2 milliards de messages).
Le marché de détail se traduit par une baisse des revenus en valeur, par une forte croissance des volumes et par une baisse tendancielle des prix. Une révolution douce, menée tambour battant par le dernier entrant, Iwni, en l’occurrence. Plus de 12 millions de clients à fin 2012 pour une part de marché de 24,7%. Autant se demander alors comment le troisième opérateur a changé le marché marocain de la téléphonie en quasi-stagnation  depuis, bien que le parc soit en évolution à deux chiffres? Pour son directeur général, «c’est en conquérant le cœur des Marocains et en couvrant tous les besoins du foyer» qu’Inwi a réussi à frapper ce grand coup (cf. L’Economiste du 24 mai 2013).

Mobile

L’ARPM «average revenu per minute » ou revenu par minute de communication mobile est passé de 1,27 DH hors taxes la minute à fin 2008 à 0,53 DH hors taxes la minute à fin 2012 marquant ainsi une baisse de 58%. A fin septembre 2013, l’ARPM mobile a continué sa baisse et a atteint 0,43 DH hors taxes la minute. Pour le mobile prépayé, cet indicateur est de l’ordre de 0,43 DH hors taxes la minute alors qu’il est de 0,44 DH hors taxes la minute  pour le postpayé. L’usage moyen sortant mensuel par client mobile s’est apprécié entre 2008 et 2012 en passant de 43 à 75 minutes/client/mois, soit une croissance de 74%. A fin septembre 2013, il a atteint 80 minutes par mois.

Mais, d’abord cette précision. L’arrivée d’Inwi en 2009 n’a cependant ni diminué, ni augmenté le chiffre d’affaires de Maroc Telecom (celui de Meditel a baissé de 6,75% à un peu plus de 5,4 milliards de DH et un résultat net en recul de plus de 200 millions), mais les parts de marché, oui. Maroc Telecom mène toujours la course (45,8%), suivi de Meditel (29,5%) et Inwi (24,7%). Cet équilibre qui se dessine se traduit surtout pour editel par une perte de 500.000 clients en 2012 et un recrutement de 2 nouveaux millions de clients pour Inwi.   
L’enjeu des players, diriez-vous, réside dans les marges. Celles-ci ont baissé pour l’opérateur historique et son challenger.
Selon le site Boursier.com, sur les neuf mois d’activité de l’année, Maroc Telecom a vu ses revenus se contracter de - 4,7% à 21,47 milliards de DH, pour une marge d’Ebitda (revenu avant impôt) qui a progressé de 2,1 points à 57,7%. «L’Ebitda avant frais de restructuration, 8,65 milliards de dirhams, baisse de 2,7%, moins que l’activité, si bien que la marge d’Ebitda ressorte à 40,3% contre 39,5% un an auparavant. Le cash-flow (Trésorerie) avant restructuration s’établit à 7,68 milliards de DH (-7,4%). L’actuel challenger semble battre de l’aile. La reprise en main de la filiale marocaine du français Orange, avec le limogeage le 29 mars dernier de son DG, Mohamed Elmandjra, n’a pas encore donné les effets escomptés. L’opérateur accuse le coup dur porté par Inwi qui, en baissant ses tarifs, oblige Maroc Telecom de faire autant. Meditel, réagissant toujours tardivement, peine à épater le consommateur de plus en plus attiré par les prix bas. Reste à espérer que le plan de bataille acté l’année dernière par  le conseil d’administration de l’opérateur portant sur les points de vente, les infrastructures et le marketing à développer, inverse cette tendance.
Cette contraction du volume d’affaires n’est pas seulement du seul fait de l’entrée d’Inwi sur le marché, mais aussi des mesures réglementaires, notamment la vigilance redoublée de l’ANRT pour que les opérateurs continuent à baisser les tarifs de communication, également des terminaisons d’appel (appareils téléphoniques)…
Comment décrypter ces tendances? Tout dépend par quel bout les prendre. Du côté de Maroc Telecom et Meditel, l’on peut sans doute dire qu’Inwi n’a pas créé de valeur, en gagnant autant de parts de marché en un laps de temps réduit. Lui, dira qu’il n’en a pas détruit non plus. C’est le vieux débat sémantique du verre à moitié vide ou plein.
Quoi qu’il en soit, l’arrivée d’Inwi sur le marché de la téléphonie et sa politique assumée de prix low cost a redonné du pouvoir d’achat aux Marocains, en obligeant la concurrence à aligner leurs prix par le bas. Merci qui? Merci tous les trois opérateurs d’avoir joué le jeu, au détriment de la stagnation des recettes, voire la baisse pour certains. L’excédent brut d’exploitation cumulé de Maroc Telecom et Meditel a reculé. Ce qui se traduit par une perte de quelques petits points. Pour le dernier entrant, cette situation ressemble, à s’y méprendre, à un pari déjà gagné. Pour Iwni, il restera aussi à rentabiliser les grosses sommes d’argent investies ces dernières années. Ce montant atteint à la fin de l’année dernière 8,4 milliards de DH. D’ici à 2015, ce chiffre devrait se monter à 12,7 milliards de DH, conformément aux 4 conventions signées avec l’Etat.
Il y aurait de la place pour d’autres opérateurs tant il est vari que les niches en termes d’offres de services téléphoniques sont presque inépuisables. Tenez par exemple, ils ne sont que 3 opérateurs en Chine pour 1,7 milliard d’habitants, 4 aux Etats-Unis pour 313 millions d’habitants et 140 opérateurs en Europe pour 505 millions d’habitants… Au Maroc, ils sont trois pour 32 millions d’habitants.

Fixe

Le marché de la téléphonie fixe a connu une forte croissance après l’introduction de la mobilité restreinte en 2007. Mais, il a connu un léger recul à partir de 2011. Le trafic voix sortant du fixe est en baisse et a atteint 4,5 millions de minutes en 2012, soit une baisse annuelle de 16,7%. Au cours du deuxième trimestre 2013, ce chiffre est de 1,24 milliard de minutes. Le revenu moyen par minute du téléphone fixe est passé de 1,10 DH hors taxes la minute à fin 2008 à 0,79 DH hors taxes la minute à fin 2012 (soit une baisse de 28%). A fin septembre 2013, l’ARPM fixe est de l’ordre de 0,69 DH hors taxes la minute. L’usage moyen sortant mensuel par client fixe a connu un recul de 41% entre fin 2008 et fin 2012 passant de 187 minutes par mois à 111 minutes par mois. A fin septembre 2013, cet indicateur a atteint 125 minutes par mois.

B. T.

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