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Entreprises

Redressement judiciaire de la Comarit: Le dénouement de l’affaire tarde

Par L'Economiste | Edition N°:4171 Le 13/12/2013 | Partager
La procédure déjà arrivée à échéance le 24 novembre
Les créanciers attendent une décision de justice pour pouvoir récupérer leur dû
Les marins sans solde depuis plus de 24 mois, les plus grands perdants

L’un des derniers voyages des bateaux de la Comarit et de la Comanav Ferry. Les bateaux sont sans entretien depuis plus d’une année et les effets de la brume marine devraient avoir déjà entamé leur travail de rouille

L’affaire Comarit ne sort toujours pas de l’impasse. Le dossier ne semble pas plus avancé depuis l’été dernier, date à la quelle le tribunal de commerce de Tanger avait autorisé une prorogation de la durée de mise sous redressement judiciaire. Après la fin de ce moratoire, la compagnie maritime dont la flotte moisit dans divers ports au Maroc mais aussi en France et en Espagne vit dans l’attente d’une décision de la justice.
Selon des sources proches du dossier, le syndic nommé pour le suivi du redressement judiciaire aurait déposé son rapport final auprès des juges du tribunal. D’après quelques indiscrétions, ce texte ne serait pas très confiant dans le futur de l’entreprise qui n’est plus qu’une sombre image d’elle-même, mais la décision de déclarer définitivement la société en faillite tarde à venir et les créanciers se disent impatients.
Plus le temps passe, plus l’espoir de récupérer quelques vestiges de l’actif immobilier de la Comarit-Comanav diminue. En effet, les bateaux sont sans entretien depuis plus d’une année et les effets de la brume marine devraient avoir déjà entamé leur travail de rouille. A ceci, il faut ajouter que la flotte de cette compagnie de navigation ne se caractérisait pas par sa jeunesse avec une moyenne d’âge de près de vingt ans. C’est le cas de bateaux comme le Biladi qui a été vendu en mai dernier suite à une plainte déposée par le capitaine français du bateau en son nom et au nom des marins du bateau pour les arriérés de salaire. Le bateau a été acquis, selon la presse française, par un armateur pour 1 million d’euros, environ onze millions de DH. Son propriétaire a préféré le désosser et revendre les tôles d’acier récupérées.
Au niveau des biens immobiliers, c’est le siège central de la Comarit, en plein centre de la ville qui continue d’alimenter la flamme de l’espoir des créanciers. L’immeuble imposant se dresse sur la Place des Nations avec une dizaine d’étages et une superficie totale de 10.000 m2. La bâtisse avait été acquise en 2010 à 150 millions de DH, une offre locative unique en ville et qui devrait trouver rapidement preneur. C’est en tout cas le vœu des centaines d’ex-employés de la compagnie maritime. La plupart ont eu gain de cause devant la justice pour le paiement de leurs arriérés de salaire mais l’exécution des jugements tarde à se concrétiser.

Les origines de la crise

Même si les premiers bateaux de la Comarit et de la Comanav Ferry ont été saisis début 2012, la crise qui secoue le groupe a démarré bien avant. Entre août et novembre 2011, la Comarit a fait l’objet de deux saisies exécutoires d’un montant global de près de 2,6 millions de DH au profit de l’administration des Douanes. Malgré tout, la société a réussi à dégager un bilan positif en 2010 et 2011. Au niveau de la Comanav Ferry, deux saisies similaires ont été effectuées par la CNSS en janvier et mai 2012 pour un montant global d’un peu plus de 15 millions de DH. A noter que le groupe traîne depuis 2011 des saisies de courte période sur ses bateaux essentiellement à Sète. La plupart du temps, il s’agissait de factures de combustible non payées qui bloquaient la route aux ferrys de la compagnie par huissier interposé.

A côté du désastre financier que suppose la probable faillite de la Comarit, ce sont de véritables drames humains qu’ont connus et que continuent de connaître les marins et les salariés de la Comarit.
Les plus médiatisés ont été ceux restés prisonniers de leurs bateaux à Sète qui après la vente du Biladi ont pu récupérer une partie de leur dû. Mais d’autres malheureux moins connus ont eu moins de chance avec des familles qui ont sombré ne pouvant supporter l’attente.
A rappeler que la survie du groupe maritime est due à la bouffée d’oxygène que le tribunal de Tanger lui avait fourni via la mise sous redressement judiciaire, le 24 février dernier.
C’est Ali Abdelmoula, le patron du groupe qui en avait fait la demande. Le tribunal avait alors mandaté deux experts pour étudier la situation de la compagnie maritime. Les deux spécialistes, l’un en finance et l’autre dans le maritime, avaient insisté sur la possibilité réelle de redressement de la Comarit, mais sous condition d’une injection de fonds. A défaut de crédit bancaire, le groupe s’était lancé à la recherche d’un investisseur. Plusieurs pistes avaient été explorées, mais aucune n’a donné satisfaction.

En attendant les Italiens

L’une des pistes de renflouement les plus médiatisées a été celle du fonds d’investissement italien formulée début 2012, mais jamais formalisée. Ce plan faisait suite à plusieurs autres, mais comme ses prédécesseurs il n’a pas pu être mené à terme. Le fonds se tenait prêt à injecter 40 millions d’euros mais à condition que l’Etat marocain apporte de son côté 25 millions d’euros supplémentaires, soit au total 700 millions de DH, expliquait Abdelmoula dans un courrier adressé aux employés en juin 2012. Le deal devait être aussi accompagné par l’abandon des créances de la part des banques et le rééchelonnement des dettes résiduelles sur 10 ans. Ces dettes sont évaluées, selon certaines sources, à plus de 2 milliards de DH.

Ali ABJIOU

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