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    Culture

    Festival du film de Marrakech
    L’Etoile d’or est sud-coréenne

    Par L'Economiste | Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager
    Ce cinéma remporte pour la deuxième fois le premier prix du festival
    Six productions distinguées pour 2013
    «Fièvres» de Hicham Ayouch figure aussi dans le palmarès

    Enfin un film marocain dans le Palmarès du festival du film international de Marrakech qui vient de baisser le rideau.

    Le grand Martin Scorsese remettant l’Etoile d’or au réalisateur sud-coréen Lee Su-Jin pour son film  Han Gong-Ju

    «Fièvres», production franco-marocaine de Hicham Ayouch, a obtenu le prix de la meilleure interprétation masculine remis aux deux acteurs principaux, Slimane Dazi et Didier Michon qui campent dans le film père et fils. Le scénario de Fièvres, très apprécié par le public et ce, les deux fois où il a été projeté à Marrakech, est centré sur Benjamin 13 ans. Cet adolescent est en guerre contre les adultes et contre lui-même, puisque depuis qu’il a cinq ans, il fait des allers et retours en foyers. Et un jour, on lui révèle qu’il a un père et l’adolescent demande alors à aller vivre avec  lui avec pour seul objectif de quitter le foyer. Commence alors une histoire émouvante de Benjamin en mal de vie et celle d’un père désemparé qui n’attend plus rien de la vie.  Le jeu des deux acteurs a permis au film de décrocher un prix bien mérité dans le palmarès de 2013 du festival de Marrakech. Il faut dire que la compétition était très rude. Ils étaient 15 réalisateurs en compétition dans une sélection de très haut niveau. Un avis que partage Marin Scorsese, président du jury, pour qui la qualité du cru de 2013 rassure quant à l’avenir du cinéma. La plus grande distinction de cette année, l’Etoile d’or, est revenue à  Han Gong-Ju du Sud-Coréen Lee Su-Jin qui remporte le prix après son compatriote Park Jungbum qui avait raflé l’Etoile en 2010 pour   «The Journals of Musan». Et  tout comme Jungbum, Lee Su-jin signe son premier long métrage qui raconte l’histoire d’une lycéenne qui, délaissée par ses parents, emménage chez la mère d’un enseignant. Alors que la jeune fille essaye de retrouver ses repères, on découvre chez elle des prédispositions pour les chants. Le prix du jury de 2013 est revenu en ex æquo aux productions américaine «Blue Ruin» et cubaine «The Swimming Pool». La meilleure mise en scène a été décernée au réalisateur italien Andera Pallaoro pour son film «Medeas». Enfin, l’actrice suédoise Alicia Vikander a raflé le prix d’interprétation féminine pour son rôle dans le film «Hotell», de sa compatriote Lisa Langseth. C’est avec ce palmarès récompensant 6 films que s’est achevée la 13 e édition du film de Marrakech, le 7 décembre dernier. Une édition qui a mis la barre très haut: des master class et des leçons données par de grands cinéastes comme Bruno Dumont, l’Américain James Gray, ou encore le Danois Nicolas Winding Refn. Des hommages rendus à de grandes stars comme Sharon Stone ou Juliette Binoche. Un jury de très haute facture avec Martin Scorsese à la présidence et à ses côtés de grands réalisateurs internationaux mais aussi des actrices comme Cottiard, l’Iranienne Golshifteh Farahani ou encore l’actrice américaine Patricia Clarkson. Un tapis rouge très haut en couleur foulé par Jamel Debbouze, l’actrice indienne Deepika Padukone, ou le très populaire

    Slimane Dazi et  Didier Michon recevant le prix d’interprétation masculine des mains de Narjiss Nejjar, qui faisait partie du jury 2013. Le jeune Michon n’arrivait pas à contenir son émotion

    acteur égyptien, Adel Imam. Et enfin et pour le plaisir des cinéphiles, une très belle rétrospective du cinéma scandinave en présence d’une grande délégation des cinéastes du Nord et des coups de cœur pour des films marocains. Ce fut une édition historique comme on en a jamais vu pour le festival du film de Marrakech. Et malgré des couacs d’ouverture, bravo aux «petites mains» du festival qui sont partout pour gérer les festivaliers. Premiers à fouler le tapis rouge du festival de cinéma, ces «faiseurs» ne sont pas des VIP, mais plutôt les 450 manœuvriers, les artisans, les  ingénieurs de son, l’équipe de l’agence de presse, PR média, les services de sécurité, les autorités locales… Des chevilles ouvrières qui ont travaillé d’arrache-pied pendant plusieurs semaines pour que tout soit -ou presque- en ordre.


    Badra Berrissoule

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