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Les Cahiers de l'Émergence

Automobile: Les ventes ne décollent pas

Par L'Economiste | Edition N°:4166 Le 06/12/2013 | Partager
Baisse de 5 à 7% à fin 2013, selon les pronostics
La taxe sur le luxe annonce des baisses de recettes en 2014
Les concessions réclament des incitations

Source: Concessionnaires

Quand l’automobile va, tout va ou… presque. Sauf que cette année, le secteur est loin des performances de 2012 (record de 132.000 ventes). Au meilleur des cas, le marché devra boucler l’année autour de 120.000 unités vendues. Il faut dire que la conjoncture a été difficile dans un marché plus compliqué que prévu. Ce qui explique les multiples contre-performances commerciales auprès des concessionnaires. «Je pense que l’on terminera l’année avec une contre-performance de 5 à 7%», pronostique Loïc Morin, PDG de Sopriam, importateur-distributeur exclusif de Peugeot-Citroën. Ce qui représente une baisse de l’ordre de 10.000 voitures invendues par rapport à 2012. Sur un tout autre registre, le secteur a engagé beaucoup d’investissements cette année dans des centres d’expertise, de réparation et des show-rooms aux standards internationaux (Audi, Honda, Fiat, Alpha Romeo, Peugeot, BMW, Mini…), avec tout ce que cela implique comme efforts en standards, service-après vente, formation, capacité de stockage, pièces de rechange, maintenance, entretien… Cette année a également été marquée par l’arrivée de deux nouveaux entrants, des marques prestigieuses du segment luxe (Ferrari et Maserati) censées donner plus de valeur ajoutée au parc roulant. Sauf que ces deux lancements interviennent à un moment très critique. Le timing de ces fleurons du luxe coïncide avec une mesure «populiste» très mal accueillie par la corporation des importateurs-distributeurs. L’année 2014 s’annonce difficile avec le projet de loi de Finances qui taxe le seul segment de voitures capable de tirer le marché vers le haut. Il s’agit des voitures dont le prix démarre à partir de 400.000 DH hors taxe. Le plafond (20%) concerne les voitures vendues à plus de 1 million de DH. Si jamais cette mesure est adoptée, elle touchera un segment qui oscille entre 8.000 et 10.000 ventes par an. Cette surtaxe se traduira, non seulement par un effondrement des importations de voitures neuves, mais encouragera aussi les réseaux parallèles de garages informels. Quatre niveaux de taxation sont prévus. Ce qui aura certainement comme conséquence, un ralentissement du volume des importations. Mécaniquement, l’effet pervers de cette mesure se traduira aussi par une moins-value fiscale pour l’Etat, estimée à 1 milliard de DH (IS, TVA, IR et autres taxes). Le montant de la taxe est jugé tellement élevé que les prix de vente, déjà assortis de 20% de TVA, seraient rédhibitoires. Du coup, les concessionnaires vont réduire leurs importations sur ce segment en particulier et revoir à la baisse leurs objectifs de croissance. Le revers de la médaille est que la baisse des importations du neuf devra favoriser inéluctablement l’import de véhicules premium d’occasion auprès de l’informel. Avec tout ce que cela implique comme conséquences: sous-facturation, trafics de tous genres, baisse du kilométrage, sécurité, garanties… En tout cas, si jamais la mesure est adoptée dans sa mouture actuelle, elle fera certainement beaucoup de dégâts dans le secteur. Sachant que l’importation-distribution de voitures emploie plus de 150.000 personnes et participe à hauteur de 10 milliards de DH d’impôts. Aujourd’hui, la logique veut que l’Etat fasse plus d’efforts en accordant davantage d’incitations au secteur de l’automobile. Car c’est le seul moyen à même de rajeunir le parc et augmenter le taux de mobilité par ménage dans un pays où les déficits des transports en commun sont lourds de conséquences. Selon des chiffres officiels, le taux de motorisation est de 70 véhicules pour 1.000 ménage au Maroc, contre 600 à 700 chez des pays voisins. A elle seule, l’Algérie parvient à écouler 500.000 voitures par an pour une population similaire à celle du Maroc.

A quand la barre des 200.000 unités

Théoriquement, le marché marocain a un gros potentiel de rajeunissement et de renouvellement. Avec l’émergence d’une classe moyenne et le développement des créations d’entreprises, tout porte à croire qu’avec des leviers et des incitations fiscales (TVA, vignette…), un effort sur les prix avec des marges bénéficiaires plus compressées et des baisses sur le carburant, ainsi que des taux d’intérêt plus réduits couplés à des rallongements des durées chez les organismes de crédit… le marché pourra  se multiplier par deux en l’espace de quelques années seulement. Les plus optimistes tablent sur 250.000 unités dans 4 ans.

A. R.

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