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Economie Internationale

OMC: L'Inde hausse le ton à Bali

Par L'Economiste | Edition N°:4165 Le 05/12/2013 | Partager
La sécurité alimentaire n'est pas négociable!
Des négociations au haut niveau pour un compromis

Anand Sharma, ministre indien du Commerce: «Les clauses concernant les restrictions aux subventions agricoles ne peuvent pas être acceptées sous leur forme actuelle»

Le débat était chaud et houleux en marge de la Conférence ministérielle de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) qui se tient du 3 au 6 décembre à Bali avec la participation du Maroc en sa qualité de coordonnateur du groupe Afrique. Tout l’intérêt de ce rendez-vous est de préserver un «système commercial multilatéral garantissant le droit de tous à participer aux décisions fondamentales du commerce».
L'Inde a créé la polémique en rejetant, hier 4 décembre, un compromis en discussion à la ministérielle. «Les clauses concernant les restrictions aux subventions agricoles ne peuvent pas être acceptées sous leur forme actuelle», a clamé haut et fort Anand Sharma, ministre indien du Commerce. C’est presque un débat de campagne puisque, à l'approche d'élections nationales, New Delhi souhaite mettre en place un programme qui offrirait des denrées alimentaires de base à plus de 800 millions de pauvres à des prix bas. Mais l’OMC, en tant que gendarme du commerce mondial, craint que «les stocks alimentaires soient utilisés pour inonder les marchés étrangers avec des produits bon marché». Car c’est une forme de dumping! Pour l'ensemble des pays développés de l'OCDE, les subventions agricoles sont passées de 350 milliards de dollars en 1996 à 406 milliards en 2011, selon l’OCDE.
Les Etats-Unis, eux, ont proposé un compromis avec à la clé une «clause de paix» d’une durée de 4 ans. La clause précise qu’aucune sanction ne serait «recherchée contre les pays qui dépassent le plafond de subventions pour un programme de sécurité alimentaire». Ce qui n’a pas plu à New Delhi et le G33, arguant qu’une solution permanente doit être négociée à l’avance. Pour leur part, les Européens sont étonnés du revers de la situation. «Je suis de nature optimiste, mais aujourd'hui je dois avouer que je suis quelque peu maussade», a déploré Karel de Gucht, le commissaire européen au Commerce. Pour lui, l’Inde doit tout simplement faire preuve de flexibilité.
Un échec à Bali fera basculer les fondements même de l’OMC et du coup, le système des règles de l’Organisation, selon plusieurs observateurs. Les ambitions affichées à Doha sur l'agriculture, l'aide au développement et la facilitation des échanges… resteraient donc au point mort, sauf surprise de dernière minute!

L'adhésion du Yémen entérinée

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a approuvé le 4 décembre l'adhésion du Yémen, après treize ans de négociations. Et ce, au moment où l'avenir de l'organisation est remis en question en raison de son incapacité à aboutir à un accord sur l'ouverture des échanges mondiaux. Le Yémen ne pourra devenir le 160e Etat membre de l'OMC qu'après la ratification formelle par le Parlement yéménite.
«Le Yémen a été une nation de négoce pendant des centaines d'années... Nous entendons nous reconnecter au monde», a lancé le ministre yéménite du Commerce et de l'industrie, Saadeddine Ben Taleb (à gauche sur la photo). Pour sa part, le directeur général de l'OMC, Roberto Azevedo, a salué les «réformes initiées par le Yémen au cours des treize ans de négociations en vue de son accession». «Vous avez pris des décisions courageuses», a-t-il dit.

F. Z. T.

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