×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Les Cahiers de l'Émergence

    Pari lancé sur la production végétale

    Par L'Economiste | Edition N°:4165 Le 05/12/2013 | Partager
    Sur 1,85 milliard de DH dédié à la région, 69% y sont consacrés
    Le retour sur investissement plus important dans la filière animale
    Création de 86.000 équivalent-emplois stables en milieu rural, soit + 64% qu’aujourd’hui

    Pour Abderrahman Naili, directeur régional de l’agriculture de Doukkala-Abda, la disponibilité de l’eau pour l’irrigation constitue un atout fort pour le développement de l’agriculture dans la région

    -L’Economiste: Quelles sont les ambitions du plan Maroc Vert au niveau de la région Doukkala Abda?
    - Abderrahman Naili, directeur régional de l’agriculture de Doukkala-Abda: Le plan Maroc Vert (PMV) constitue une opportunité pour améliorer la productivité et la qualité de la production de différentes filières agricoles au niveau de notre région. De même pour les conditions de leur commercialisation afin de permettre aux agriculteurs d’en tirer profit. Sans oublier le renforcement de leurs capacités professionnelles.
    - Quelles sont les filières ciblées par le PMV?
    - Pour la production végétale, les filières retenues sont les céréales d’automne, les légumineuses alimentaires, les semences sélectionnées, les cultures maraîchères, la betterave à sucre, les raisins de table, l’arboriculture fruitière (olivier, figuier, cactus, câprier, arganier) et le cumin. Pour la réalisation des objectifs de notre plan agricole régional (PAR) qui est une déclinaison du PMV au niveau de notre région, 96 projets potentiels ont été identifiés et évalués dont 83 de type pilier I et le reste de pilier II. Pour la production animale, les filières concernées portent sur le lait, les viandes rouges et l’apiculture.

    - Quel investissement faut-il mobiliser pour atteindre les objectifs?
    - Les projets potentiels retenus dans le cadre du PAR correspondent à des investissements dont le montant total est estimé à près de 10,5 milliards de DH durant la période 2009-2020. La plus grande part de cette enveloppe, soit 69%, est dédiée au développement du système de production végétale, et le reste sera consacré à la production animale.
    - Quel est l’état d’avancement du plan agricole régional?
    - Pour le pilier I, 7 projets sont lancés au niveau de la région avec un investissement à terme dépassant les 3 milliards de DH au profit de plus de 69.000 agriculteurs. Parmi les projets lancés, celui portant sur l’agrégation de la production laitière par la Centrale laitière pour un investissement de 1,85 milliard de DH touchant près de 29.000 agriculteurs. Un autre projet d’agrégation avec Cosumar concerne la production de la betterave à sucre pour un coût d’investissement de près de 940 millions de DH.
    - Et pour le pilier II?
    - Pour cette partie, 13 projets sont lancés pour un investissement global de plus 400 millions de DH concernant une superficie de 67.000 ha au profit de 48.000 bénéficiaires. Pour 2014, il est prévu de lancer 15 autres projets pour un investissement global de plus de 480 millions de DH portant sur une superficie de 23.300 ha.
    - Quel est l’impact attendu?
    - La mise en œuvre du PAR permettra d’augmenter la valeur de la production globale de 66% suite à l’amélioration attendue au niveau de la production. Pour la filière animale, la progression de la valeur de production sera importante, soit 76%, contre 59% pour la production végétale.
    Parmi les objectifs escomptés, le doublement de la valeur ajoutée créée par la production végétale et la multiplication par 2,6 de celle animale, sans oublier la contribution à la création de 86.000 équivalent-emplois stables en milieu rural, soit 64% de plus par rapport à la situation actuelle.
    L’amélioration des niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation figure également au menu. Cela par une amélioration constante des niveaux de productivité des cultures irriguées et la conversion des systèmes d’irrigation pratiquée actuellement en système d’irrigation localisée.
    - Comment la campagne agricole se déroule-t-elle cette année?
    - Plusieurs rencontres sous forme de journées d’information ont été organisées au profit des agriculteurs de différentes provinces de la région. Le démarrage de la campagne agricole 2013-2014 se déroule dans des conditions favorables grâce à l’amélioration des réserves du complexe hydrique Al Massira-Hansali. Les ressources en eau sont estimées à plus de 3 milliards de m3, soit environ 90% de sa capacité.
    Cette réserve représente une augmentation de 15% par rapport à celle estimée au démarrage de la campagne agricole précédente 2012-2013. Il faut aussi signaler l’accroissement de 4% de la dotation allouée au périmètre irrigué des Doukkala-Abda pour atteindre  620 millions de m3. Ces conditions favorables nous ont permis de programmer l’emblavement d’une superficie totale de 963.000 ha dont 10% situés dans le secteur irrigué.
    Le grand lot revient aux céréales d’automne avec une superficie de 640.000 ha, suivies du maïs (132.000 ha) et des fourrages (59.000 ha). Le programme agricole prévoit également  de cultiver 15.000 ha en betterave à sucre. D’autres mesures ont été prises pour accompagner cette campagne agricole. Il s’agit notamment de la dotation de la région de 200.000 quintaux de semences sélectionnées avec la poursuite du soutien des prix par l’Etat et l’application du système d’assurance agricole multirisque.


    Propos recueillis par  Nourredine EL AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc