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Politique Internationale

Egypte: L’armée ôte le masque et referme son piège

Par L'Economiste | Edition N°:4163 Le 03/12/2013 | Partager
La nouvelle Constitution adoptée par la commission des 50
De larges prérogatives au profit des militaires

Entre violences et larges prérogatives, l’armée égyptienne montre son vrai visage à ses citoyens, loin de l’image de «sauveur» affichée au lendemain de la fronde anti-Morsi. Non seulement le coup d’Etat est désormais avéré dans les rangs même de nombre de ses partisans, mais l’adoption par la commission constituante du projet de Constitution irrite au plus haut point. Et pour cause, les 50 personnalités chargées de la rédaction de la nouvelle loi fondamentale ont été nommés par le gouvernement, dirigé de facto par l’armée. Ces personnalités, triées sur le volet et majoritairement libéraux, ne comprennent aucun membre des Frères musulmans qui ont pourtant eu l’appui populaire lors de la première élection démocratique du pays. Pis, les membres de ce parti sont littéralement décimés.
Pas étonnant donc que le texte élargisse les prérogatives de cette puissante institution qui étaient déjà bien étoffées. Les défenseurs des droits de l’homme lui reprochent notamment la possibilité pour l’armée de juger des civils «en cas d’attaque directe contre les forces armées et leurs équipements». Un article qui soulève d’autant plus la polémique que l’armée a d’ores et déjà montré sa capacité à être sévère même à l’encontre de 21 jeunes filles dont 7 mineures qui ont été condamnées la semaine dernière à 11 ans de prison pour leur appartenance aux Frères musulmans.
Parallèlement, la nouvelle Constitution prévoit que l’immunité, qui était jusque-là réservée aux militaires, s’étende aux services de renseignements.  Quant au budget de l’armée, il ne serait soumis ni au contrôle du gouvernement ni à celui du Parlement. Le ministre de la Défense, lui, devra être nommé dans les huit ans qui viennent avec l’accord du Conseil suprême des forces armées (CSFA).
Amr Moussa, président de la commission constituante et homme de religion (non affilié aux Frères musulmans), a déclaré que le texte sera remis au président par intérim, Adly Mansour, aujourd’hui, mardi 2 décembre. La feuille de route pour «une transition démocratique» prévoit un référendum entre fin décembre et début janvier, qui devra consacrer ou rejeter ce projet de Constitution. Ensuite, «les premières élections devront commencer au moins 30 jours après l’adoption de la Constitution et au plus tard 90 jours après».

La rue toujours en ébullition

Après avoir destitué Morsi, l’armée se taille donc une Constitution sur mesure rédigée par une commission triée sur le volet. Mais la situation n’aurait pas été aussi alarmante si les militaires ne s’étaient d’ores et déjà attelés à museler chaque bribe de voix contestataire. La célébrissime place Tahrir a été le théâtre d’une dispersion musclée de plus de 2.000 étudiants pro-Morsi qui criaient au coup d’Etat. Plus loin, le quartier d’Amiriya était chamboulé par des heurts entre civils et forces de l’ordre, après la mort d’un étudiant tué par un policier, à la suite de la collision entre leurs véhicules. Plus tôt en novembre, plusieurs membres de la commission constituante s’étaient retirés pour protester contre les méthodes de l’armée à la suite d’une dispersion aux canons à eau d’une manifestation pacifiste.

Rime AIT EL HAJ

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