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Culture

Festival international du film de Marrakech
Charlotte Rampling fait son cinéma

Par L'Economiste | Edition N°:4163 Le 03/12/2013 | Partager

Charlotte Rampling adore Marrakech, et le festival du film est une bonne excuse pour y revenir chaque fois. Ci-dessus, sur le red-carpet

Rendez-vous est donné à La Mamounia, où la comédienne britannique Charlotte Rampling s’est prêtée aux questions de quelques médias, autour d’une table ronde. Souriante, l’invitée d’honneur de cette 13e édition a déjà présidé le jury des deux premières années du festival et n’a de cesse de le soutenir. Cette année, elle revient en invité VIP. L’actrice nous donne la plus belle définition de ces neuf jours, en qualifiant le festival, et le cinéma en général, de parenthèse nécessaire en ces temps de crise et de difficultés.

- L’Economiste: Vous êtes une des stars à avoir compris dès le début  l’intérêt de ce jeune festival et soutenu même aux moments les  plus difficiles. Quel est votre regard aujourd’hui sur le festival?
- Charlotte Rampling:  Je connais le festival depuis sa naissance. Peu de gens sont venus en 2001, mais moi je tenais à y être. Et depuis, je le suis car c’est un festival que j’aime beaucoup. Je suis aussi très attachée au Maroc. J’ai connu au début une organisation très fragile, car il fallait tout apprendre. Au fur et à mesure des années, les équipes marocaines ont fourni un travail incroyable, et maintenant je le définirais comme un grand festival international. Le résultat est là. Comme nous avons pu le voir pour la cérémonie d’ouverture. Martin Scorsese est l’un des meilleurs metteurs en scène au monde. Il excelle autant dans la restauration des films que dans sa connaissance du cinéma du monde entier. Son niveau de présentation, en tant que président du jury, est exceptionnel.
- Sur un autre registre, que vous a apporté le cinéma dans votre vie?
- Le cinéma m’a permis d’entrer dans de nombreuses et différentes sortes d’histoires, d’existences, de voir différents pays et cultures, différentes langues. Cela m’a permis de faire ce que j’ai toujours voulu: un cinéma, disons social, tout en explorant la condition humaine et faire des films autour de ces questions. Ce qui m’a énormément enrichie.
- Vous semblez être exigeante envers vous-même?
- Je dois sentir une sorte d’urgence pour continuer. Je ne me dis jamais que j’ai réussi ma carrière. Il faut, au contraire, que je sente que je n’ai pas très bien réussi, garder une sorte d’anxiété, une instabilité intérieure, pour avancer.
- Avec votre riche filmographie, y a-t-il un rôle que vous n’avez pas encore joué?
- J’espère qu’il y a encore des registres à explorer. Allusion est faite à ma dernière participation dans la série américaine, Dexter.
Sinon j’aurais fait écrire ou j’aurais écrit un rôle moi-même. J’aime la surprise, mais j’ai un peu peur de choisir quelque chose pour moi-même. Pour l’instant, on vient encore vers moi, avec des rôles ou des personnages… Je préfère que l’on me désire.
- Justement, Dexter. Encore un rôle surprise et étonnant. Quelles sont les raisons qui vous ont fait accepter de jouer dans cette série?        
- Je ne connaissais pas Dexter quand on me l’a proposé. Le producteur exécutif, Scott Buck, m’a raconté l’histoire de mon personnage, et j’ai été totalement séduite. Je me suis ainsi engagée pour dix épisodes seulement dans la dernière saison de cette série qui cartonne dans le monde entier. J’ai adoré incarner le docteur Evelyn Vogel. C’était si drôle.
- Un dernier mot pour Marrakech…
- Je m’y sens tellement bien. C’est une très belle ville, où je vais souvent. Et le festival du film est une bonne excuse pour y revenir.

Filmographie

SA longue et riche carrière débute en 1965 dans le film britannique Le Knack... et Comment l’avoir, de Richard Lester, qui remporte une Palme d’Or à Cannes. Charlotte Rampling y fait une apparition, tout comme Jane Birkin. Après quelques comédies à succès, elle s’envole pour l’Italie et tourne Les Damnés de Viconti en 1969. L’actrice est révélée au grand public en 1974 dans Portier de nuit. Son rôle trouble de rescapée des camps nazis, qui noue une relation ambiguë avec son bourreau, fige définitivement son énigmatique image. C’est par amour que Charlotte Rampling s’installe en France, où elle enchaîne des rôles et des metteurs en scène de premier plan. Yves Boisset pour Un taxi mauve, Claude Lelouch pour Viva la vie, François Ozon, qui la dirige dans quatre de ses films, mais aussi le très beau Melancholia de Lars Von Trier, sont quelques rôles tirés de son impressionnante filmographie.

Propos recueillis par Stéphanie JACOB

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