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Marchés touristiques: L’offensive Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:4163 Le 03/12/2013 | Partager
Une délégation en Arabie saoudite début 2014
D’autres au Sénégal, au Brésil et en Turquie pour bientôt
Communication, aérien et compétitivité des opérateurs, les défis

Pour l’instant, le Maroc ne capte qu’une toute petite part du potentiel de ses nouveaux marchés prioritaires. A titre d’exemple, sur les 83 millions de touristes chinois dans le monde en 2012 (avec des dépenses dépassant les 100 milliards de dollars selon l’OMT), le Maroc n’en a reçu que 6.899

POUR réussir à drainer les 20 millions de touristes espérés à l’horizon 2020, il va falloir aller «pêcher» plus loin! Les marchés traditionnels du Maroc, comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou encore la France, restent certes prioritaires, mais ils ne suffisent plus.
Le ministère du Tourisme est bien déterminé à partir à la conquête de nouveaux marchés, à commencer par l’Europe de l’Est où une nouvelle classe moyenne émerge. La Russie y figure en tête de liste. Les Russes, friands de balnéaire et de shopping, pourraient être séduits par l’offre Maroc, mais à condition de bien la marketer. «Il existe le vol Casablanca-Moscou ainsi que quelques charters, mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait plus d’offres aériennes. C’est un marché sur lequel nous prévoyons une importante croissance», relève le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad.
La Pologne, qui vient d’abriter le salon international de Varsovie, auquel le Maroc a pris part, fait également partie des nouveaux pays convoités. Quelque 130.000 touristes sont lorgnés d’ici à 2016. Une délégation du tourisme a déjà été ouverte dans le pays, et 3 conventions ont été signées avec des TO polonais l’an dernier. Seul hic, et pas des moindres, il n’existe pas encore de liaison aérienne. Le vol Casablanca-Varsovie a été supprimé par RAM faute de rentabilité. Des discussions sont en cours avec la compagnie en vue de lancer une nouvelle desserte.
En Turquie, c’est l’inverse. Des vols quotidiens sont opérés vers ce pays, mais la présence du Maroc y est limitée. Une délégation est en ce moment à l’étude.
La tutelle parie aussi sur les pays du Golfe, où le gisement est très attrayant. Après Dubaï et Abou Dhabi, une nouvelle délégation sera ouverte à Riyad début 2014. «Il serait intéressant de cibler le segment famille. Mais il faudrait travailler plus sur l’image du Maroc qui n’y est pas toujours bien perçue», estime Lahcen Zelmat, vice-président général de la Fédération nationale du tourisme (FNT).
Autre marché prioritaire, le Brésil. Après le lancement de la ligne Casablanca-Sao Paolo, une délégation du tourisme y sera implantée. Le ministère du Tourisme n’a pas encore évalué le potentiel de cette destination, mais il y croit. Les hôteliers, de leur côté, restent un peu perplexes…
L’Afrique de l’Ouest aussi recèle de bonnes potentialités. Pour les ressortissants de cette région, le Maroc est souvent un point de transit. Une délégation pourrait bientôt être lancée à Dakar en vue de promouvoir le Royaume en tant que destination à part entière.
Le Maroc a également des visées sur la Chine. Un marché très porteur, mais pas facile d’accès, puisque les Chinois préfèrent voyager en Europe, en Australie et en Amérique du Nord.
Que d’ambitions, mais est-ce possible de les réaliser? Le ministère du Tourisme prévoit de jouer sur plusieurs leviers. L’aérien vient évidemment en tête des outils à faire valoir. Difficile de compter sur la compagnie nationale, puisque sa capacité reste limitée. La tutelle négocie donc, en plus, avec d’autres compagnies régulières ainsi que des low cost, pour de nouvelles lignes.
Le mode de distribution est, par ailleurs, décisif. «Sur les marchés structurés, comme la Russie ou la Pologne, nous opérerons à travers des TO. Dans d’autres, c’est la communication et Internet qui vont primer», explique Haddad. Justement, le Maroc mise de plus en plus sur des campagnes com originales sur la toile. Plus de 50% du budget de l’ONMT va aujourd’hui au web.  
La tutelle travaille aussi sur la compétitivité des agences de voyages et des hôteliers. Un fonds de 80 millions de DH a été mis en place en vue de les aider à développer leurs plans marketing et leur présence sur le marché virtuel.
La qualité du produit n’est pas en reste. La révision des critères et du processus de classement des établissements hôteliers est actuellement en cours. L’offre balnéaire, pour sa part, se développe petit à petit, malgré les retards pris. En matière de formation, des projets de centres d’excellence et de e-learning sont en préparation.


Ahlam NAZIH

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