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Economie

Emprunt international: La sortie retardée

Par L'Economiste | Edition N°:4163 Le 03/12/2013 | Partager
Les conditions de marché jugées peu propices à la réalisation de l’opération actuellement
Celles-ci détermineront également le montant de l’emprunt

Source: DTFE
Les conditions de marché actuelles seraient peu propices à une levée du Trésor sur le marché financier international. Après deux opérations sur le marché dollar, le Trésor compte cette fois-ci retourner sur le marché euro. Son intervention serait aussi importante que les dernières opérations, mais la taille de l’opération dépendra surtout des conditions de marché

La sortie du Trésor sur le marché financier international pourrait finalement s’opérer début 2014. Les conditions de marché jugées tendues actuellement repousseraient l’échéance. La fragilité de la croissance dans la zone euro, le ralentissement ou non des rachats d’actifs par la Réserve fédérale américaine ou encore les incertitudes dans la région Mena maintiennent les marchés sous pression. Après deux emprunts sur le marché dollar, le Trésor devrait revenir sur le marché euro pour cette levée. L’opération sera précédée d’un road show auprès d’investisseurs étrangers. Elle sera menée sous la conduite des banques d’affaires BNP Paribas, Natixis et Commerzbank. Les deux premières avaient déjà conseillé le Trésor lors de ces dernières sorties. Le Trésor pourrait lever jusqu’à 1 milliard d’euros. Mais l’institution ne veut se fixer aucun plafond. La taille de l’opération sera déterminée en fonction des conditions de marché. «L’opération pourrait être perçue comme un échec si l’on n’arrive pas à mobiliser le montant annoncé», fait savoir un expert. Le contraire n’est pas à exclure. En décembre 2012, le Trésor avait relevé son intervention de 500 millions de dollars par rapport au montant initial. Il devrait retourner auprès des investisseurs étrangers avec pratiquement les mêmes arguments qui lui ont permis de bénéficier de conditions attractives lors des dernières opérations. Les agences de notations financières Standard & Poor’s et Fitch Ratings ont récemment maintenu l’«investment grade» du Maroc. La ligne de précaution de liquidité a été confirmée par le Fonds monétaire international (FMI). Le taux de croissance prévisionnel reste parmi les plus élevés de la région. En revanche, la détérioration des comptes publics et le déficit du compte courant sont des facteurs pénalisants. Cette sortie du Trésor est nécessaire non seulement pour financer le déficit budgétaire mais aussi pour réduire la tension exercée par ses fortes levées sur le marché domestique. Les taux ont pris l’ascenseur face à son appétit ce qui fait fortement jouer l’effet d’éviction. Les entreprises ont du mal à se financer compte tenu du renchérissement du coût de la ressource.


F. Fa

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