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Economie

Viandes blanches: La filière peine à s’intégrer

Par L'Economiste | Edition N°:4163 Le 03/12/2013 | Partager
L’abattage contrôlé porte sur moins de 10% pour le poulet de chair
Alors que la production enregistre une croissance à deux chiffres
23 ateliers modernes réservés pour l’essentiel à la dinde

 L’abattage demeure le talon d’Achille de la filière avicole. Du moins pour ce qui est du poulet de chair. L’essentiel de ce

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type de volaille n’est pas contrôlé à l’abattage. Il est le fait de petits ateliers de quartier désignés sous le vocable de «riachas». Des «abattoirs» tolérés par les autorités où les règles d’hygiène les plus élémentaires ne sont point observées. Pas de séparation entre les aires de stockage des volailles et celles de l’abattage et de la préparation des viandes. L’eau utilisée pour le nettoyage dans des fûts y séjourne parfois jusqu’à la fin de la journée. Le tout se passe dans des hangars trop exigus dont la surface n’excède guère une dizaine de mètres carrés. C’est dire l’ampleur du risque de contamination microbienne qu’encourt la majorité des consommateurs de ce type de viande.
A l’opposé, le traitement de la dinde est contrôlé à raison de 95% dans des ateliers modernes. C’est à se demander pourquoi la même dynamique n’a pas gagné le poulet de chair. Pourtant, les objectifs assignés au contrat-programme 2008-2013 se fixaient, outre la modernisation des élevages, l’intégration et la valorisation des produits avicoles. Or valeur 2012, le nombre d’ateliers d’abattage moderne s’élèvent à 23 unités destinées pour l’essentiel au traitement des dindes et dindons. Un segment dont la production a atteint 70.000 tonnes de viandes l’année dernière alors que celle du poulet de chair et poules pondeuses réformées cumule à 440.000 tonnes.
La nouvelle convention tripartite, signée en avril 2013 entre le gouvernement, l’interprofession avicole et le Crédit Agricole du Maroc, peut-elle faire évoluer  la situation?  Avec une réorientation des investissements vers l’aval de la filière. «C’est l’espoir des professionnels dans la mesure où l’option est à même d’assurer la pérennité de l’activité», admet un fabricant d’aliments de bétail. Seulement, ce n’est pas encore l’engouement malgré les avantages offerts par les financements de la banque verte. Ces derniers couvent 80% du coût jusqu’à concurrence de 15 millions de DH par projet. Et l’Etat prend en charge la moitié du taux d’intérêt qui est de 6%. Autrement dit, l’investisseur n’acquitte que 3%. Mais autant des performances ont été enregistrées au niveau du développement des élevages autant l’amélioration

Des avancées importantes ont été enregistrées entre 2008 et 2012. Ainsi, la production de viandes de volailles a augmenté de 14% et celle d’œufs de 38%. Et le chiffre d’affaires a bondi de 44% à 29,6 milliards de DH en 2012. Mais l’abattage reste le maillon faible de la filière

de l’aspect sanitaire en ce qui concerne le produit fini livré à la consommation reste à la traine. A tel point que tous les objectifs du contrat-programme 2008-2013 ont déjà été dépassés l’année dernière. La production des viandes a gagné quelque 10.000 tonnes par rapport à l’objectif fixé initialement, celle des œufs s’est renforcée de plus d’un milliard d’unités et les investissements cumulés en 2012 se sont établis à 9,9 milliards de DH contre moins de 4 milliards projetés pour la période 2008-2012.
La filière compte 115.000 emplois directs et environ 255.000 indirects dans les circuits de la transformation et de la commercialisation, considérés comme maillon faible de l’activité. Au demeurant, c’est cet aspect social qui justifie le retard pris par la réforme des circuits d’abattage et de distribution. Ceci, au mépris des risques auxquels sont exposées les populations. Sans occulter bien évidemment les engagements pris avec l’Union européenne s’agissant de la convergence des réglementions, tout particulièrement les aspects relatifs à la protection de la santé des consommateurs.


A. G.

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