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Société

Violence contre les femmes
L’ONU livre sa stratégie 2014-2017

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager
Renforcement des capacités juridiques, mise en place d’un système de suivi…
Louafa s’en prend à la société civile

La violence contre les femmes gangrène le monde arabe. Les derniers chiffres de l’OMS montrent que 37% d’entre elles ont été violentées. Pour combattre ce fléau, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a préparé une stratégie régionale s’étalant sur la période 2014-2017.  L’objectif est de renforcer la prévention dans pas moins de 15 pays, dont le Maroc. D’ailleurs, cette feuille de route a été présentée, en exclusivité, à Rabat jeudi dernier. Le choix du Royaume n’est pas fortuit. Mohamed Abdel Ahad, directeur du bureau régional du FNUAP pour les Etats-Unis, a expliqué ce choix par les efforts déployés par le Maroc pour lutter contre ce phénomène, citant notamment l’élaboration du programme gouvernemental, Ikram, qui continue pourtant de faire des vagues. Ainsi, la stratégie repose sur des piliers.
Le premier vise à renforcer les valeurs de l’égalité entre les sexes. L’idée est de transformer les normes culturelles pour rendre la violence socialement inacceptable. Cette transition pourrait être difficile. En effet, ce processus suppose «l’implication du gouvernement, des autorités judiciaires et de la société civile et des jeunes». Le 2e pilier de la nouvelle feuille de route prévoit la mise en place d’un système multisectoriel de suivi des victimes. Ce dispositif comprendra les services sanitaires et juridiques. Car, «malgré certains progrès, les victimes de violence accèdent difficilement aux services de base dans la plupart des pays concernés par la stratégie», explique-t-on. A l’origine de cette situation, l’insuffisance de volonté politique, le manque de financement et la faiblesse des moyens techniques et des ressources humaines. La mise en place d’un système de suivi devient donc une nécessité. Néanmoins, le Fonds relève que les dons internationaux ne doivent pas constituer l’unique source de financement de ce dispositif. En effet, les Etats sont appelés à l’intégrer dans leurs dépenses publiques. 
Autre pilier, la mise en place de stratégies nationales de lutte contre la violence à l’égard des femmes. Car, «seuls 3 pays du monde arabe, à savoir le Maroc, l’Irak et le Yémen en disposent». Le faible engagement politique et la culture dominante qui ne garantie pas la parité en sont les principales causes. Cependant, Mohamed Abdel Ahad a salué les efforts du Royaume où  «les stéréotypes n’ont pas empêché l’élaboration d’un programme de l’égalité». Mais les critiques ont fusé contre l’initiative de Bassima Hakkaoui, qui a d’ailleurs brillé par son absence lors de la présentation de la stratégie de l’ONU. Mais, Mohamed Louafa, qui a fait le déplacement, n’a pas hésité à prendre la défense de sa collègue au gouvernement.
«Peu importe la formation politique à laquelle appartient le concepteur de ce projet, ce qui compte c’est d’aboutir à un cadre juridique», a-t-il dit en réponse aux critiques de la société civile.

La région arabe de plus en plus violente

Avec un taux de prévalence de la violence contre les femmes de 37%, la région arabe se positionne au deuxième rang mondial après l’Asie du Sud-Est. Le mariage précoce et la mutilation génitale féminine, l’esclavage sexuel ainsi que la prostitution forcée figurent parmi les formes de violence les plus répandues dans la région. Le Fonds craint que le Printemps arabe n’alimente davantage la violence, en raison de l’apparition de mouvements conservateurs et de groupes hostiles à l’égalité des genres. 

Hajar BENEZHA

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