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    Economie

    Un débat sur la transition énergétique

    Par L'Economiste | Edition N°:4159 Le 27/11/2013 | Partager
    Coup d’accélérateur aux projets dans l’éolien
    Une puissance nouvelle de 4.540 MW attendue entre 2014 et 2016

    Dès l’année prochaine, le programme éolien devrait s’accélérer par le lancement des travaux de développement de plusieurs sites dont ceux de Jbel Kheladi, Taza et Al Haouma

    Sécuriser l’approvisionnement national en optant pour un  mix énergétique, assurer la disponibilité et l’accessibilité de l’énergie à des prix compétitifs et en rationaliser l’utilisation tout en préservant l’environnement. Ce sont là les grands objectifs de la stratégie énergétique et dont les enjeux seront certainement rappelés aujourd’hui mercredi 27 novembre lors de la conférence-débat sur la transition énergétique au Maroc organisée par la Fédération de l’énergie à Casablanca. Un événement auquel L’Economiste est partenaire.
    Cette stratégie qui a démarré en 2008 devrait en principe créer 50.000 postes de travail directs d’ici à 2020 dont 12.000 dans le solaire et l’éolien.
    L’enjeu est de porter la puissance électrique additionnelle totale de toutes origines à 9.246 MW sur la période 2008 à 2020. L’investissement total dans les différents projets électriques et pétroliers avoisinera près de 200 milliards de dirhams, selon une note du ministère des Finances. Dans le mix énergétique, les énergies renouvelables sont appelées à jouer un rôle important. Leur part devra être portée à 42% de la puissance électrique totale installée en 2020.
    Depuis le lancement de la stratégie énergétique, l’offre électrique a été renforcée  à travers l’installation de 1.400 MW de capacité de production supplémentaire pour un investissement de l’ordre de 14 milliards de dirhams. Sur la période 2014-2016, cette offre est appelée à s’accroître avec la mise en production des centrales électriques à charbon propre comprenant l’extension de la centrale de Jorf Lasfar, la centrale de Safi, l’extension de la centrale de Jerada. La centrale solaire d’Ouarzazate, celle de Ain Ben Mathar, les groupes Diesel de Tiznit et de Dakhla ainsi que les deux projets hydroélectriques d’El Menzel-Mdez et la STEP d’Abdelmoumen sont également attendus durant cette période. Ce qui se solderait par une puissance nouvelle de 4.540 MW installée pour un investissement de près de 91,2 milliards de dirhams.

    Et la formation

    La qualification des ressources humaines est importante pour accompagner la stratégie énergétique. Pour cela, le gouvernement s’est engagé à mettre en place trois instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, et ce, en partenariat avec les organisations professionnelles. La construction et l’équipement de l’IFMREE d’Oujda est en cours alors que les instituts de Tanger et Ouarzazate finalisent leurs études. Selon le département de l’Energie, les besoins en formation en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique à l’horizon  s’élèvent à 5.300 ingénieurs, 17.900 techniciens et 23.900 ouvriers.

    Des parcs éoliens devront aussi participer à ce renforcement de l’offre. Dès l’année prochaine, le programme éolien devrait s’accélérer par le lancement de travaux de développement des sites de Jbel Kheladi, Taza, Al Haouma, Akhfenir, Tarfaya et Foum El Ouad ainsi que les études afférentes aux sites de Sendouk à Tanger, Koudia Al Baida, Tiskrad et Boujdour. Ces nouveaux parcs devraient porter la puissance électrique installée d’origine éolienne de 280 MW actuellement à 2.000 MW en 2020.
    Dans ce programme national, l’efficacité énergétique revêt une importance capitale. Les techniques d’efficacité énergétique devraient être intégrées au niveau de tous les programmes sectoriels. Objectif, réduire la consommation énergétique de 12% d’ici à 2020 et de 15% d’ici à 2030. Des plans d’action sont prévus dans tous les secteurs clés notamment le transport, l’industrie et le bâtiment qui représentent plus de 90% de la consommation. Et une réglementation dans ce sens devrait être adoptée rapidement.
    Le secteur agricole a également bénéficié de mesures ciblées avec le démarrage d’un programme national de développement des pompes agricoles photovoltaïques et l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en termes d’efficacité énergétique.
    Ceci étant après l’adoption de la loi sur l’efficacité énergétique, certaines mesures ont été déjà mises en place. C’est le cas notamment de celle qui incite les ménages à réduire leur consommation en énergie électrique en leur accordant une baisse de leurs factures de 20%.

    Le schéma de régulation

    Séparation organisationnelle et comptable des activités de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), création d’un gestionnaire du réseau de transport… c’est le schéma de régulation retenu suite à l’étude réalisée sur la régulation du secteur. Un schéma qui répondrait à la fois aux besoins d’évolution du secteur et à la volonté d’initier l’ouverture du marché de l’électricité de sources renouvelables aux clients consommateurs en Très Haute Tension et Haute Tension.

    K. M. 

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