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    Franchises
    La grande distribution accélère le business

    Par L'Economiste | Edition N°:4152 Le 15/11/2013 | Partager
    650 réseaux et 4.100 points de vente
    Forte percée des enseignes internationales
    68% du total des enseignes sont des franchises marocaines

    Le secteur de la franchise affiche de réelles opportunités de développement. En 10 ans, il a réalisé une croissance annuelle de 17% totalisant ainsi 650 réseaux de franchises, dont 13% marocains

    Avec un taux de croissance annuel de 17%, le secteur de la franchise a le vent en poupe. Il connaît une croissance exponentielle au Maroc. Au total, l’on compte plus de 4.100 points de vente pour plus de 650 réseaux à ce jour. C’est ce qui ressort d’une étude récente présentée par Mohammed Hmida, chef de la Division du Commerce en réseaux  au ministère de l’Industrie, du commerce, de l’Investissement et de l’économie numérique, mercredi dernier. Initiée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), la rencontre s’est tenue sur le thème: «Franchise au Maroc : regards croisés sur un mode de création et de développement de l’entreprise». La franchise est d’ailleurs l’un des secteurs qui enregistre une croissance soutenue depuis 10 ans. Une performance attribuée principalement à  l’amélioration du niveau de vie des Marocains, de leur pouvoir d’achat  et à l’évolution de leurs habitudes de consommation. 
    Le constat aujourd’hui est que les enseignes internationales accaparent la part du lion, avec 85% de parts de marché. Fortes de 39% de parts, les enseignes françaises arrivent en  tête des franchiseurs étrangers, suivies par l’Italie, les Etats-Unis, l’Espagne, la Turquie... Et c’est le secteur de l’équipement de la personne qui rafle la plus grosse part de la branche (52%).  S’ensuivent l’alimentaire et l’équipement des ménages avec respectivement 15 et 13%.
    Bien que les enseignes marocaines ne représentent que 15% du total des réseaux des franchises au Maroc, elles accaparent à elles seules 68% de l’ensemble des points de vente. Une évolution portée essentiellement par la multiplication des centres commerciaux. «Contrairement aux enseignes marocaines qui, dans un souci de rentabilité, s’implantent en grand nombre, les franchises internationales passent d’abord par une phase-test et ne développent donc pas rapidement le nombre de points de vente», tient à préciser le responsable du département du commerce et de l’Industrie. Et d’ajouter: certaines d’entre elles s’exportent en Europe, en Arabie saoudite…  Mais si la multiplication de ce canal de commerce vient répondre à une forte demande des consommateurs, dont les dépenses globales s’élèveront à 949 milliards de DH en 2020, selon la tutelle, la cherté du foncier, le déficit en formation et l’absence de cadre réglementaire spécifique pour la création et le développement de la franchise en sont les principaux freins.
    Sur un tout autre registre, la stratégie Rawaj pour le développement des  franchises marocaines, déployée en 2008 et dotée de 900 millions de DH, a permis l’accompagnement de 13 enseignes marocaines et plus de 74 points de vente. Et ce, à travers un financement à hauteur de 70%  destiné aux expertises nécessaires à leur développement.
    Globalement, le secteur du commerce intérieur connaît une forte dynamique. Pour un chiffre d’affaires global de 80 milliards de DH, la filière contribue à hauteur de 10,4% à la valeur ajoutée globale. En termes d’employabilité, le secteur recrute plus de 13% de la population active et constitue le 2e pourvoyeur national d’emplois et le premier (à l’échelle  urbaine) avec 1,09 million de personnes pour un total de 1,4 million à l’échelle nationale. Les franchises, GMS (grandes et moyennes surfaces), commerces modernes et petits commerces connaissent un vrai boom. Les GMS sont passés de 26 en 2002 à plus de 250  unités. La superficie commerciale développée par le grand commerce sera multipliée par 5 à l’horizon 2015. Par ailleurs, le secteur pâtit de plusieurs défaillances structurelles. En plus du poids de l’informel (manque à gagner de 478 millions de DH en termes de l’IR) et des mauvaises conditions de travail, le commerce est inéquitablement réparti entre les régions et souvent peu attractif. Autre bémol, l’absence de planification dans les plans d’aménagement et le grand nombre de points de vente (975.000)  ne permettent pas d’avoir une visibilité sur l’évolution du secteur.
    Pour pallier ces problèmes, la tutelle a mis en place une stratégie de développement à l’horizon 2020. Elle s’articule autour de 3 axes : un maillage commercial équilibré, un appareil commercial attractif et des produits diversifiés et de qualité.

    Business model

    La master-franchise est une technique par laquelle une entreprise-franchiseur concède, à partir de son pays d’origine, le droit à une autre entreprise située dans un autre pays d’exploiter le concept dans les limites territoriales ou régionales bien définies. Il est donc différent d’un simple contrat de franchise. Ainsi, le master-franchisé  a pour mission de développer le réseau suivant une stratégie préalablement définie. Il entretient une relation de franchisé à franchiseur vis-à-vis du réseau « père » et une relation de franchiseur à franchisé vis- à-vis des franchisés qu’il se charge de développer. Le master paie généralement un droit et perçoit des redevances initiales et proportionnelles qu’il doit partager avec le franchiseur.

    Imane NAJI

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