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Politique

Partis politiques
La transparence, juste dans les discours!

Par L'Economiste | Edition N°:4148 Le 11/11/2013 | Partager
Un rapport de la Cour des comptes épingle leur gestion
Seuls 8 partis sur 35 ont présenté leurs comptes dans les délais
Le soutien public représente plus de 88% de leurs ressources

Transparence et reddition des comptes. Des slogans exploités à tort et à travers dans les discours politiques par les différents partis. Or la réalité est très différente, d’après ce qui ressort des derniers rapports de la Cour des comptes. Une situation embarrassante, pour des formations loin d’être en règle, en termes d’utilisation et de justification des financements reçus dans le cadre du soutien public. Voilà ce qui pourrait expliquer la hargne des députés contre Driss Jettou, président de la Cour des comptes, dont ils exigeaient la présence devant la Commission de la justice de la Chambre des représentants, pour défendre son budget. Néanmoins, les travaux de cette commission ayant été suspendus en attendant l’hypothétique présence de Jettou, les débats seront certainement animés lors de la prochaine réunion de la Commission, vu l’ampleur des dysfonctionnements relevés par les rapports de la Cour. Ceux-ci ont été réalisés suite à trois missions. En tête, celle visant la vérification des comptes des partis politiques et de leurs dépenses, dans le cadre du soutien annuel à la couverture des frais de gestion en 2011. Il en ressort que sur les 35 partis officiels, seuls 21 ont présenté leurs comptes à la Cour. Pire, seulement 8 d’entre eux l’ont fait dans les délais légaux, au moment où 14 formations n’ont pas jugé utile de présenter leurs comptes. Le rapport de la Cour des comptes précise également que les 49,44 millions de DH de soutien ont été répartis sur 8 formations politiques. Il s’agit des principaux partis représentés au Parlement comme l’Istiqlal, le PAM, le RNI, le MP, l’USFP, le PJD, l’UC et le PPS. Parallèlement, il faut noter que ces partis s’appuient essentiellement sur cette aide publique. Elle représente 88% du total de leurs ressources.
En outre, plusieurs formations politiques n’ont pas jugé bon de justifier l’utilisation des montants qu’ils avaient reçus au titre de l’appui au financement de la campagne électorale en 2011. En effet, «sur les 29 partis ayant bénéficié de la participation étatique de l’ordre de 219,74 millions de DH, seuls 18 ont adressé à la Cour des pièces justificatives de leurs dépenses dans les délais réglementaires», est-il indiqué. La Cour présidée par Driss Jettou a appelé les formations ayant bénéficié de cet appui de restituer au Trésor plus de 159 millions de DH, ou de régulariser leur situation à travers la présentation de justificatifs, dans un délai de 30 jours. Aujourd’hui, le montant restitué s’élève à un peu plus de 109 millions. Par conséquent, plus de 49 millions de DH du budget utilisé n’ont pas été justifiés. Le rapport de la Cour précise également que 15,8 millions de DH restent encore à restituer.

Quid des dépenses des candidats

SI des partis politiques ont été épinglés pour non conformité par rapport à la loi en matière de vérification des comptes, leurs candidats aux dernières élections n’ont pas été plus corrects. En effet, sur les 7.102 candidats ayant participé au scrutin de novembre 2011, seuls 2.328 ont déposé leur déclaration des dépenses lors de la campagne électorale. Soit un taux de dépôt d’à peine 32,78%. Pire, même pour les candidats ayant déposé les déclarations de leurs dépenses, on retrouve que seuls 105 millions de DH sur les 202 millions utilisés ont été dûment justifiés. Intolérable pour des élus qui se positionnent souvent en donneurs de leçons en matière de transparence et de reddition des comptes.

Mohamed Ali MRABI

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