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Régions

Smara: Le site archéologique Asli Rich en péril

Par L'Economiste | Edition N°:4148 Le 11/11/2013 | Partager
Une carrière d’extraction de pierres en plein site
Plusieurs gravures détruites ou endommagées
Les associations montent au créneau, pour la énième fois

LA sonnette d’alarme vient d’être tirée une nouvelle fois  par l’association «Mirane pour la protection du patrimoine

L’association «Mirane pour la protection du patrimoine rupestre» appelle à une mobilisation générale pour préserver les sites rupestres dans les provinces du sud

rupestre». En effet, le site archéologique Asli Rich dans la province de Smara est en train de subir une destruction qui risque de causer sa complète disparition. De fait, une carrière d’extraction de pierres est en activité sur ce site rupestre et plusieurs gravures ont été soit détruites, soit endommagées. Dans ce sens, l’association «Mirane pour la protection du patrimoine rupestre», a rendu public un communiqué où elle insiste sur l’urgence d’une intervention des responsables et de tous les intéressés pour arrêter ce massacre. D’autant plus que ce patrimoine archéologique est d’une grande valeur scientifique, archéologique et culturelle aussi bien au niveau local, national qu’international puisqu’il concerne la mémoire collective. «En tant qu’association, nous demandons à ce que l’autorisation d’exploitation de la carrière soit retirée afin de préserver ce qui reste», explique Limam Jimmy, artiste peintre membre de l’association.  Il faut préciser que ce site, d’une grande valeur ajoutée pour la région, a déjà été endommagé en raison de travaux effectués par une autre société causant la destruction de nombreuses gravures rupestres. C’est en 1995 qu’elle a par la suite été obligée d’arrêter son activité à cause des nombreux dégâts engendrés sur place. «Il est de notre responsabilité à tous de protéger ce patrimoine rupestre de la destruction et de la spoliation», a encore ajouté Jimmy.
Pour rappel, le site archéologique Asli Rich dépend du site Lama Asli dans la province de Smara qui comprend de nombreux sites archéologiques et gravures rupestres. Il est inscrit dans le répertoire des sites archéologiques nationaux.

Une province riche en sites

Laghchiwat est un autre site archéologique, vieux de près de 8.000 ans, qui se trouve dans la province de Smara. Il recèle près de 4.000 gravures  et s’étale sur environ 12 km de long et 4 km de large. Outre des gravures sur roches, il contient des concentrations de matériel lithique, des tessons d’œufs d’autruches et de céramiques et des tumulis préislamiques. Une mémoire collective qu’il s’agit de préserver aussi. C’est Baiba Mohamed Mouloud, professeur chercheur et secrétaire général de l’association «Mirane Smara pour la protection du patrimoine rupestre» qui a découvert ces représentations d’art rupestre. Sa découverte était tellement importante qu’elle avait déclenché sur le moment l’organisation d’une mission  de reconnaissance et d’estimation d’intérêt scientifique sur le terrain. C’est la direction du patrimoine culturel qui l’avait alors supervisée avec la collaboration de trois associations intéressées par la

Les sujets gravés sur les roches, principalement le bestiaire holocène, sont diversifiés et représentent des périodes chronologiques qui couvrent toute l’histoire holocène de la région. Ces particularités font de «Laghchiwat» un site unique au Maroc. Avec près de 4.000 gravures, il est placé quantitativement en première place au niveau national

préservation du patrimoine rupestre dans le sud du Maroc: «Amnir», «Amar» et «Mirane». de leurs noms. L’annonce officielle de cette grande découverte archéologique a été faite le samedi 22 mai 2010. Ce qui interpelle à «Laghchiwat»,  c’est le support rocheux utilisé pour réaliser les gravures rupestres. En effet, il s’agit de dalles horizontales en marbre. Les sujets gravés sur les roches, principalement le bestiaire holocène, sont diversifiés et représentent des périodes chronologiques qui couvrent toute l’histoire holocène de la région. Ces particularités font de «Laghchiwat» un site unique au Maroc. Son importance scientifique et paléontologique est ainsi confirmée. Avec près de 4.000 gravures, il est placé quantitativement en première place au niveau national.
Ce site, aux signes et symboles inédits, est  une opportunité pour les archéologues et les spécialistes de la paléogéographie et de l’histoire du climat dans les zones périphériques du Grand Sahara pour élucider une partie des mécanismes des changements climatiques. Les tumulis, les outils en silex et autres pièces archéologiques qui jonchent le sol du site Laghchiwat constituent un phénomène archéologique rare au Maroc.

 

De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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