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Régions

Fès/Réhabilitation médina
A peine 17 millions de DH débloqués

Par L'Economiste | Edition N°:4148 Le 11/11/2013 | Partager
Alors que le gouvernement avait promis un fonds de 615,5 millions de DH
Le conseil communal réclame le reste
Ce 1er budget ne pourra servir qu’à lancer des appels d’offres

Les effondrements sont devenus presque des scènes courantes dans la ville de Fès. La vétusté des bâtiments menaçant ruine s’aggrave en effet de jour en jour et dès que la pluie tombe, c’est l’hécatombe. Des fonds d’urgence, plus de 600 millions de DH, devaient être débloqués pour la réhabilitation de l’ancienne médina. Pour l’heure, à peine 17 millions l’ont été…
 

MARS-novembre 2013. Huit mois après la signature de nouvelles conventions pour sauvegarder la médina sous la présidence effective du Roi, le gouvernement Benkirane a enfin débloqué une partie des fonds contractualisés (615,5 millions de DH). Il s’agit, selon Fouad Serrhini, directeur de l’Agence de dédensification et de réhabilitation de la médina (Ader-Fès), d’un (petit) «montant de 17 millions de DH, dont 10 millions réservés pour les maisons menaçant ruine et 7 millions pour la restauration des monuments». «Cette enveloppe servira néanmoins au lancement des premiers appels d’offres», déclare le responsable de l’Ader-Fès.
En effet, l’arrivée des fonds a coïncidé avec l’effondrement dramatique de la semaine dernière qui a fait un mort et 5 blessés. Un atelier de confection de babouches (Draz) du quartier Sid El Aoued, à Fès, s’est écroulé, récemment, comme un château de cartes. Ses occupants, essentiellement des artisans, n’ont pas eu le temps d’évacuer les lieux avant que le toit ne s’écrase. On le sait, les effondrements meurtriers en médina ne datent pas d’hier. A l’approche de chaque hiver, les autorités de la ville restent en alerte. A tel point qu’en mars dernier, le Souverain a présidé en personne la signature d’un nouveau programme de réhabilitation et de restauration de la médina. Une manière de sensibiliser l’exécutif  à l’ampleur du phénomène des maisons menaçant ruine. D’un investissement de 615,5 millions de DH, le programme devra profiter à plus de 3.660 anciennes demeures et une trentaine de monuments historiques. En attendant, Allal Amraoui, 1er adjoint au maire, appelle «le gouvernement à débloquer les fonds prévus dans les plus brefs délais». «C’est ainsi que l’on pourrait intervenir rapidement sur les maisons qui risquent de s’effondrer et éviter la perte de vies humaines, et ce, avant la saison pluviale», explique-t-il. Même son de cloche auprès des autres élus qui «incitent le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités dans ce dossier qui a trop duré». Notons qu’en 25 ans, les drames liés à l’habitat insalubre ont fait plus de 200 morts. Et le bilan risque de s’alourdir d’autant plus que les anciennes bâtisses (vieilles de plusieurs siècles) ne résistent pas à la pluie. Déjà en 2010, le programme de lutte contre l’habitat menaçant ruine à Fès concernait près de 9.000 bâtisses. Elles se répartissent entre 4.200 dans le tissu ancien (ancienne médina et Méchouar Fès el Jadid) et 4.800 concernant l’habitat précaire au niveau de la zone nord et Jnanate. Ici, près de 1.800 bâtiments ont été expertisés et classés par le Laboratoire public d’essais et d études (LPEE) selon le degré de risque (de 1 à 3). Avec le phénomène du vieillissement, le nombre des maisons menaçant ruine augmentent d’année en année. Pis encore, même les maisons non classées à risque représentent parfois un danger. «Il n’y a pas de risque zéro pour les vieilles bâtisses. Avec l’usure du temps, toute construction perd de sa fiabilité de 30 à 40%», souligne Fouad Serrhini. Face à cette situation, un nouveau programme pour la restauration de l’habitat menaçant ruine est lancé. Celui-ci impose une approche de partenariat qui englobe aussi la préservation des caractéristiques urbanistiques, civilisationnelles, culturelles, historiques et sociales. Cette restauration se fait également grâce à l’encouragement des investissements touristiques et notamment les maisons d’hôtes. Notons que la médina compte plus de 3.000 logements menaçant ruine, dont 1.720 dans un état de dégradation avancée. D’où la nécessité d’une intervention d’urgence surmontant toutes les contraintes d’ordre juridique, urbanistique, social et financier. Pour ce dernier volet, les conventions signées en mars prévoient un soutien de l’ordre de 50% aux populations pour la prise en charge du coût de restauration et de réhabilitation ainsi qu’un important accompagnement social. Outre la démolition de 143 bâtisses et le traitement de 1.586 édifices répertoriés comme dangereux (1er degré), le programme prévoit l’intervention sur près de 2.000 bâtisses de deuxième et troisième degré. Cette opération consistera en la mise en place d’une veille et de mesures préventives (contrôle et suivi des dégradations, études, intervention d’urgence, accompagnement social et juridique). L’objectif est d’assurer aussi l’accompagnement des ménages cibles.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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