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Economie

Projet de budget 2014
L’Istiqlal poursuit sa contre-offensive

Par L'Economiste | Edition N°:4148 Le 11/11/2013 | Partager
Le déficit des échanges va s’aggraver, selon Adil Douiri
Perte de 81 milliards de DH/semaine en raison de la hausse des liquidités
7 milliards de DH à supporter par le consommateur

«LA feuille budgétaire est vide. Elle manque de vision, d’ambitions et surtout de timing». Telles sont les critiques avancées par Adil Douiri, président de l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI), lors d’une rencontre tenue jeudi dernier à Fès après celles de Casablanca. Le projet de loi de finances (PLF) 2014 est rejeté par le bras économique du Parti de l’Istiqlal (PI). La raison? Les doléances sont multiples d’après le chef de file des jeunes économistes. «On attendait que le gouvernement corrige le tir en matière de stratégie économique. C’est-à-dire qu’il fasse de la réduction du déficit des échanges extérieurs sa priorité et que cela se traduise dans les chiffres du projet de budget», déplore Douiri. Selon lui, «l’essentiel des maux de l’économie marocaine vient d’un déficit croissant des échanges extérieurs depuis 2008, 2009… Cela veut dire qu’on importe et qu’on achète plus de biens et de services à l’extérieur qu’on ne vend aux pays étrangers, ce qui aspire l’épargne et la liquidité de l’économie vers l’extérieur». Ce qui rend aussi le financement de la croissance difficile, voire même impossible.
D’ailleurs, c’est pour cette raison que les banques sont très serrées. «Elles sont même en difficulté pour prêter de l’argent aux Marocains». La banque centrale est obligée de leur avancer pratiquement, chaque semaine, 80 milliards de DH pour qu’elles puissent subvenir à leurs besoins en matière de distribution de crédit. Face à quoi, le président de l’AEI propose de «résoudre le déséquilibre de l’économie par un changement de stratégie économique du gouvernement». «Il lui incombe de se concentrer sur la construction des projets exportateurs qui sont les seuls à même de réduire le déficit des échanges extérieurs», a-t-il ajouté.
En tout cas, l’AEI croit dur comme fer que le gouvernement a présenté un projet de budget stérile et même «raté». Il n’en demeure pas moins que ce projet est «le plus facile de tous ceux qui ont précédé, puisque ses défaillances sont claires». Ses répercussions seraient «dramatiques», est-il indiqué auprès de l’Alliance.
Pour n’en citer que quelques-unes, «le PLF 2014 devrait causer une perte de 81 milliards de DH par semaine en raison de la hausse des liquidités». Pour les économistes istiqlaliens, «paradoxalement, d’une part ce projet prévoit 33 milliards de DH pour la caisse de compensation, une enveloppe qui correspond à 99 dollars le baril pour l’année 2014, alors que le gouvernement retient comme hypothèse 105 dollars le baril pour l’année 2014, pour lequel l’enveloppe à allouer devrait être autour de 40 milliards de DH». Ce qui veut dire que le gouvernement projette de répercuter sur le consommateur plus de 7 milliards de DH. Si l’on retient la moyenne du prix du baril retenue par les institutions internationales OCDE et FMI pour l’année 2014, soit 108 dollars le baril, le gouvernement devrait répercuter 9 milliards de DH, ce qui se traduirait par des hausses importantes des prix des produits compensés. Un point sur lequel Hamid Chabat, patron du PI et de l’UGTM est radical. «La hausse des prix est une ligne rouge à ne pas franchir», conclut-il.

 Tensions à l’horizon

Selon les responsables du PI, «face à la hausse des prix et en l’absence de dialogue social due à l’incapacité du gouvernement d’écouter, de discuter et de  négocier avec les partenaires sociaux, le pays entrera dans une spirale de tensions sociales». Ceci pourrait menacer aussi la paix sociale vécue durant la première décennie 2000. Pour éviter une telle situation, le PI exhorte le gouvernement à agir autrement. Pour ses leaders, «seule une réelle rupture avec les effets d’annonce et avec les actions éparpillées, ci et là, isolées sans vision ni économique ni sociale, est à même de recréer un environnement de confiance entre les différents acteurs nationaux. Seule une véritable relance de l’économie est capable d’assurer une protection effective des acquis sociaux».

Y. S. A. 

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