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    Stratégie/Ecole/Digital learning
    L’inéluctable révolution

    Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager
    Tarifs du haut débit et sous-équipement, les points faibles
    Un tiers des élèves n’a pas accès à un ordinateur à l’école

    Le numérique pourrait permettre à tous les élèves d’accéder à l’école, à n’importe quel moment et n’importe où

    L’école version 2.0, la tendance se dessine dans le monde entier. La Turquie et le Qatar, par exemple, ont récemment équipé leurs écoliers en tablettes en vue de les initier à «l’enseignement numérique». Au Maroc, la génération Y devra encore attendre. La réforme miracle qui n’aboutit pas depuis des décennies continue de monopoliser les débats.
    A aujourd’hui, les écoles et les universités ne sont que faiblement dotées en infrastructures numériques et l’enseignement à distance en est encore à ses balbutiements (voir L’Economiste du 5 septembre 2013). Selon l’étude internationale Pirls (2011), mesurant les aptitudes des élèves en lecture, près du tiers des écoliers marocains n’ont pas accès à un ordinateur dans leur école. Même dans les foyers, le taux d’équipement reste insuffisant. En 2012, quelque 43% des ménages disposaient d’un ordinateur et 39% d’une connexion Internet.
    Côté réglementation, les choses ne sont pas au point non plus. Il n’existe pas encore de loi encadrant la formation à distance, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Du coup, les établissements ne s’aventurent pas trop dans le virtuel. Leur offre se limite à quelques modules au format numérique (langues étrangères, comptabilité,…). Les enseignants, pour leur part, manquent de formation dans le domaine et produisent peu de cours sur le Net.
    «Or, le digital est un moyen d’atténuer le coût de la formation et d’élargir l’accès à l’éducation. Il pourrait réduire la fracture entre riches et moins riches, urbains et résidents des régions enclavées», estime Driss Chahir, directeur associé de T-Book, spécialiste des solutions de mobile learning.
    Toutefois, l’immersion de l’école dans le monde du digital requiert un effort d’investissement en infrastructures qui n’est pas évident à fournir. «Mon rêve est de distribuer une tablette avec chaque bourse. Mais nous avons besoin de constructeurs locaux afin de bénéficier de prix plus bas», avait déclaré à L’Economiste le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi. Cela suppose aussi des tarifs de connexion haut débit accessibles à tous, ce qui n’est actuellement pas le cas. Pour réussir ce projet, toute une stratégie mériterait d’être développée.
    Ahlam NAZIH

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