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Economie

Maroc-France: Un front commun en Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager
Le Royaume doit être un acteur majeur dans cette refondation
Le changement de paradigme est de plus en plus net

Pierre Moscovici se montre résolument optimiste sur la solidité des relations entre la France et le Maroc. Pas seulement.  Il est optimiste également sur le new deal, visant à refonder la relation entre la France, le Maroc et l’Afrique. C’est un changement de paradigme dans nos relations. Le ministre français de l’Economie et des Finances a rappelé que sa visite (30 et 31 octobre) s’inscrit dans une série de visites bilatérales dont la densité illustre la qualité des liens entre les deux pays et la volonté de la France de consolider et d’approfondir ces liens. De ce fait, «la relation franco-marocaine, à tout moment, doit être entretenue, vivifiée, dynamisée», pour en tirer meilleur profit. L’idée, selon le ministre Moscovici,  c’est de permettre à l’industrie française de baser au Maroc une partie de sa chaîne de fabrication dans une logique d’optimisation des process et de production avec un gain de compétitivité et d’aller vers une logique gagnant-gagnant. Pour cela, il verrait bien  les PME jouer un rôle dans cette nouvelle façon de faire des affaires entre les deux pays. A propos des PME justement, Pierre Moscovici a signé avec le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, un accord qui permet de dégager une ligne de 25 millions d’euros de crédit pour renforcer l’implantation de cette catégorie d’entreprises françaises au Maroc. Dans la foulée, un protocole  de coopération a également été signé entre la Banque publique d’investissement de France, l’Agence française de développement (AFD) et la Caisse centrale marocaine de garantie (CCG), visant le renforcement de leur coopération. Une coopération destinée à accroître justement la portée et l’efficacité de leurs mécanismes de partage de risques ainsi que le financement des petites et moyennes entreprises marocaines et françaises installées au Maroc ou désireuses d’y investir. L’objectif selon Mosecovici étant de densifier les échanges. «Je ne considère pas que nous ayons des droits acquis», fait-il remarquer mais «je considère, en revanche, que nous avons des atouts formidables. Et c’est ainsi que nous arrivons encore à rendre cette relation formidable et plus forte». Moulay Hafid Elalamy, le tout nouveau ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique (ouf) qui semble déjà se mobiliser par les enjeux des relations triangulaires France-Maroc-Afrique, a saisi la perche tendue. Comme une réponse du berger à la bergère, il lance à son homologue français : «il est temps de passer à une nouvelle étape». Autre temps, autre ton. «Nous avons fait des choses par amitié, par copinage, par affinité culturelle et historique… Nous voilà arrivés à une étape par intérêts réciproques bien compris». Pour ne pas perdre pied davantage, Elalamy assène: «aujourd’hui, nous sommes face à des enjeux très importants au niveau du continent africain. Nous avons de part et d’autre perdu du temps, parfois des positions». Mais en même temps, rassure le ministre à son hôte, «il y a des fenêtres de tir assez importantes encore pour développer de véritables partenariats triangulaires».
Des fenêtres assez larges que Pierre Moscovici n’a eu aucune peine à s’y glissrer. Pour le ministre français de l’Economie et des Finances, «l’Afrique aujourd’hui n’est plus perçue comme un continent sous-développé, ni même en développement. C’est une terre émergente, une terre d’espoir. La population africaine va dépasser le milliard de personnes dans peu de temps. Une classe moyenne est en train d’y émerger, une demande forte s’y exprimer, il y a des besoins liés à l’urbanisation du continent, au développement des infrastructures qui sont fantastiques… Et là, il y a pour la France et le Maroc des possibilités de co-développement de partenariat à explorer».

Les banques en éclaireur

Compte tenu du fait que «le Maroc et la France ont une relation exceptionnelle», Moscovici dit souhaiter que les deux pays puissent intervenir ensemble. D’autant plus qu’il y a un système bancaire marocain qui est très présent en Afrique, en plus des banques françaises au Maroc, pour accompagner cette nouvelle conquête. Le diagnostic complet est posé.

B. T .

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