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    Evénement

    Projet de budget 2014
    Les clignotants au rouge

    Par L'Economiste | Edition N°:4136 Le 22/10/2013 | Partager
    Recul des investissements publics
    Progression de la masse salariale
    17.925 postes budgétaires dont 39% vont à l’Education nationale

    Le tableau récapitule l’évolution des ressources du budget selon les différents types de contributions. Les recettes globales seront en recul de 6,73%. Si la baisse des droits de douane était attendue avec la fin du démantèlement, celle des produits de monopoles, d’exploitation et des participations financières de l’Etat, de l’ordre de -13,71% donne à réfléchir. Plusieurs établissements publics ont réduit leur contribution

    Le ministère des Finances a déposé le projet de budget pour 2014 hier au Parlement, un jour après le délai réglementaire fixé au 20 octobre. Mohamed Boussaid devra en présenter les grandes lignes, demain mercredi en plénière  devant la Chambre des représentants. Il enchaînera tout de suite avec un exposé devant la Commission des finances avant de se donner rendez-vous plus tard pour démarrer les discussions. En attendant ce jour, les chefs de groupes parlementaires l’attendent de pied ferme. Ils affûtent leurs armes pour que leur opposition au gouvernement Benkirane II soit plus percutante. Déjà, les groupes de l’Istiqlal, de l’USFP, du PAM et de l’UC vont vouloir procéder aux tirs groupés. En tout cas, les débats au niveau de la Commission des finances promettent des rebondissements. Dans sa présentation, Mohamed Boussaid insistera sur la maîtrise des équilibres macroéconomiques. Pour 2014,  son département vise un déficit budgétaire de 4,9% du PIB, un taux de croissance de 4,2%, un taux de change moyen de 8,5 DH/ dollar. Selon ses hypothèses, le cours moyen du prix du baril de pétrole est estimé à 105 dollars. Selon la note de présentation, la structure du budget fait apparaître une hausse des charges de 2,46%, soit 367 milliards de DH en 2014 contre 358 milliards cette année. Ainsi, les crédits ouverts pour les dépenses de fonctionnement connaîtront une légère hausse de 0,5%, soit 199,3 milliards de DH contre 199,2 milliards. Sauf que la masse salariale absorbe une grosse partie de ce budget, soit 103,7 milliards de DH contre 98 milliards en 2013. Les promesses du gouvernement pour réduire la masse salariale n’y ont rien fait. Elle continue de progresser, cette fois-ci avec 5,8%.  D’ailleurs, pour l’année prochaine, le gouvernement compte créer 17.925 postes budgétaires. Le plus gros de ce contingent ira au ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle, soit 7.005 postes. Il est suivi par les départements de l’Intérieur pour 4.000 postes et de la Santé 2.000. L’Administration de la défense nationale aura droit à 1.800 postes et le ministère de l’Economie et des Finances 1.000. Le reste est réparti notamment entre les ministères des Habous (350), de la Justice (300), l’Enseignement supérieur (300), l’Equipement et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion. Les départements les moins lotis sont le Commerce extérieur avec un seul poste budgétaire et celui de l’Emploi et des Affaires sociales avec 5 postes d’emploi.
    Autre point sombre dans le projet de budget, les dépenses d’investissement. Elles seront en recul en 2014, avec à peine 49 milliards de DH alors qu’elles avaient dépassé 59 milliards de DH en 2013.  Même ces 49 milliards inscrits dans la note de présentation doivent être nuancés puisque deux ministres ont parlé d’une enveloppe de seulement 43 milliards de DH. Qu’importe, on sera fixé lors de la présentation du projet devant le Parlement. A cela s’ajoutent les investissements des établissements publics estimés à 126, 6 milliards de DH, des collectivités locales (12 milliards de DH) et des comptes spéciaux du Trésor (11,8 milliards de DH). Le bouclage du budget de 2014 sera difficile sachant que les charges ont augmenté et les recettes ont baissé de 6,73%. Si l’IR a progressé de 6,65% pour s’établir à 35,1 milliards de DH, il en va autrement pour l’IS. En effet, l’impôt sur les sociétés a baissé de 6,65% pour s’établir à 39,7 milliards de DH contre 42,5 milliards en 2013. Ce n’est pas le cas du produit de la TVA à l’intérieur (Impôts) qui a progressé de 2,82% (22,3 milliards de DH) et celui confié à l’administration des douanes qui a augmenté de 1,91%. Quant à la TVA à l’importation, elle s’élèvera à 34,2 milliards de DH contre 33,2 en 2013, soit une hausse de 2,71%. La hausse comprend également les recettes de la taxe sur les produits énergétiques qui s’élève à 13,6 milliards de DH (2,18%). La taxe sur le tabac rapportera 8,2 milliards de DH.

    Recul du produit des monopoles

    Les contributions des établissements publics au titre du produit des monopoles et exploitations sont également en recul. Ainsi, l’OCP contribuera à hauteur de 4 milliards de DH, la Conservation foncière 2 milliards de DH, Bank Al-Maghrib 560 millions de DH et la CDG 360 millions. Quant aux dividendes en provenance des participations financières de l’Etat de Maroc Telecom, ils s’élèvent à 1,815 milliard de DH et de la SNTL 35 millions de DH.

    Mohamed CHAOUI

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