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    Culture

    Mounat Charrat expose sa «Persona»

    Par L'Economiste | Edition N°:4116 Le 19/09/2013 | Partager
    Quête spirituelle, métaphysique… une œuvre de questionnements
    Jusqu’au 26 octobre à la Yakin&Boaz Gallery

    Les mots sont très présents dans l’exposition «Persona». «J’ai superposé des couches de mots pour brouiller tous les discours inutiles et essayer de revenir à un discours essentiel. L’homme l’a au fond de lui mais ne sait pas encore l’exprimer», explique Mounat Charrat

    Mounat Charrat expose une vingtaine d’œuvres à la galerie casablancaise Yakin&Boaz jusqu’au 26 octobre. Voilà presque deux ans que l’artiste peintre n’a pas organisé d’exposition. Un événement qu’elle a choisi de baptiser «Persona». Ce terme latin, signifiant «personne fictive stéréotypée», était utilisé pour désigner les masques portés dans les pièces antiques du théâtre romain. D’ailleurs, dès l’entrée de la galerie, un masque blanc immense donne le ton.
    «Avec l’intitulé Persona, je fais référence à l’autre personne qui est en chacun de nous et à tout le vécu qui nous fait décider d’être autre et de porter un masque pour lutter et avancer. Je pose également des questions sur ce que nous sommes au départ. Peut-être sommes-nous des êtres un peu magiques», s’interroge l’artiste.
    La dernière exposition en date «Matières Grises» avait intrigué certains et beaucoup plu à d’autres. Le genre d’expositions qui poussent à la réflexion sur l’être et sa condition. Un cheminement de pensée poursuivi dans ce travail «Persona» présenté actuellement à la Yakin&Boaz Gallery.
    « Après mon travail sur des pierres en suspension, des visages sont apparus sur la pierre. Je me suis alors posé beaucoup de questions sur nos origines, notre chemin ou notre être en fonction de cette minéralité», raconte l’artiste.
    En se promenant d’œuvre en œuvre, des silhouettes sombres se profilent. Seulement, l’homme semble s’effacer derrière la pierre et vice-versa. Une dualité chère à Mounat Charrat et que l’on retrouve dans l’ensemble de son oeuvre.
    Autre caractéristique de l’artiste, son amour pour la couleur grise. Des nuances encore une fois omniprésentes sur les murs de la galerie. «Comme dans tout raisonnement, je n’aime pas les choses affirmées: le noir, le blanc, le rouge… Ces couleurs nous enferment tandis que le gris est un peu plus marécageux et mystérieux. Le rouge ou le vert pour moi, c’est comme si j’avais mis un nez et une bouche à mes visages». En effet, l’on veut bien croire que ces nuances de gris contribuent beaucoup à la profondeur de la méditation apportée à ces personnages.
    Cette exposition est le fruit d’un an de travail intensif.  Mounat Charrat travaillait d’arrache-pied du lever jusqu’au coucher du soleil durant les cinq derniers mois. Un travail nécessitant une grande introspection, faisant surgir les grands questionnements humains, un peu comme dans une quête spirituelle. Et quand on lui demande si après autant d’années de quête de soi, l’artiste se connaît mieux, la réponse spontanée est négative. «J’avance par doutes et négations. Le jour où j’aurai tout compris, j’arrêterai et j’attendrai de partir!».
    Sanaa EDDAÏF

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