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Analyse

Gouvernement/Représentativité féminine
Les ONG mettent la pression

Par L'Economiste | Edition N°:4111 Le 12/09/2013 | Partager
Elles appellent à réserver le tiers des portefeuilles ministériels
Et à placer la question de la parité parmi les priorités du programme gouvernem-ental
Mise en garde contre la reproduction du scénario d’un exécutif avec une seule femme

Parité et promotion de l’implication des femmes dans la gestion des affaires publiques… Une orientation privilégiée par le Maroc depuis quelques années. Elle a été consacrée par la Constitution de 2011, qui a apporté plusieurs avancées dans ces domaines. Or, dès la nomination du gouvernement Benkirane, plusieurs associations féministes avaient haussé le ton pour dénoncer la marginalisation de la femme dans la composition de l’exécutif. Même Bassima Hakkaoui, seule représentante de la gent féminine au gouvernement, n’a pas échappé à cette relation tendue.
Il faut dire que la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social n’a pas fait dans la dentelle. Ses orientations dans le traitement de la question de la parité étaient en rupture avec la vision des ONG féministes.
Ces associations, de même que plusieurs acteurs politiques, n’avaient pas non plus admis le recul enregistré en matière de représentativité de la femme, notamment à la tête des ministères, avec toute la valeur symbolique de ces nominations.
Surtout que pour certaines ONG comme l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), «il n’est pas possible de séparer le nombre des femmes aux postes de décision et le reste des chantiers de réformes politiques, économiques et sociaux». Or, plusieurs associations ont pointé des «positions opposées au processus démocratique de la parité de la part du gouvernement Benkirane», selon la dernière sortie de l’ADFM concernant la représentativité des femmes dans la nouvelle composition de l’exécutif.
Parmi ces régressions, on note la mise en veilleuse du Fonds d’appui pour l’encouragement de la représentativité des femmes, qui avait permis de renforcer leur présence dans les assemblées élues depuis 2008. Il a fallu attendre plusieurs mois pour que le chef du gouvernement mette en place un nouveau décret afin de réactiver ce Fonds (cf.www.leconomiste.com).

Les associations féministes insistent sur le lien

étroit entre le nombre des femmes aux postes de

décision et le reste des chantiers de réformes politiques,

économiques et sociaux

Aujourd’hui, les associations féministes mettent en garde contre «la reproduction des erreurs du gouvernement Benkirane I en termes du nombre de femmes à la tête des ministères et des établissements publics, mais aussi en matière de législation pour la consécration des principes constitutionnels relatifs à la parité».
La nouvelle version de la composition gouvernementale ambitionne de dépasser cette situation. C’est du moins ce qui ressort des indiscrétions relatives aux négociations entre Abdelilah Benkirane et Salaheddine Mezouar. En effet, l’amélioration de la représentativité des femmes au sein de l’exécutif a figuré dans l’ordre du jour des consultations, et plusieurs noms sont donnés comme futures ministres. Même si certains comme Nouzha Skalli, ancienne ministre de la Famille et du développement social, a critiqué «l’approche adoptée lors des négociations pour la formation de la nouvelle majorité, où la question du renforcement de la représentativité des femmes au sein de l’exécutif est peu présente». C’est pour cela que des ONG comme l’ADFM réclament de réserver au moins le tiers des portefeuilles aux femmes. Parallèlement, elles exigent «de prendre en considération la question de la parité lors de la refonte du programme gouvernemental».
 Concrètement, il s’agit de «mettre en place des mécanismes institutionnels efficients, capables de garantir l’inscription de la question de la parité au cœur des politiques publiques». Néanmoins, les discussions autour des priorités du gouvernement Benkirane II semblent surtout porter sur les moyens d’assurer la relance économique.

Quid de Benkirane II ?

La faible représentativité des femmes au sein du gouvernement était l’une des principales critiques adressées au gouvernement Benkirane depuis les premiers jours de son installation. A l’époque, le chef du gouvernement a lancé la patate chaude à ses alliés de la majorité. Ce sont les autres partis qui n’avaient pas présenté des profils de femmes ministrables. C’est à ce moment que l’argument de l’absence de compétences féminines a fait jaser plusieurs observateurs. Aujourd’hui, les choses sont appelées à changer avec la nouvelle composition du gouvernement. Surtout que Salaheddine Mezouar veut se démarquer de cette image, en proposant 2 femmes, sinon 3, selon la répartition des portefeuilles. Et les autres partis de la majorité, notamment le PPS et le Mouvement populaire semblent vouloir lui emboîter le pas, afin de renouer avec les avancées réalisées lors des dernières années, notamment sous le gouvernement Abbas El Fassi, qui comptait 7 femmes ministres.

M. A. M.

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