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    Marrakech/Recherche: Cadi Ayyad déjoue les pronostics

    Par L'Economiste | Edition N°:4108 Le 09/09/2013 | Partager
    L’université marrakchie en tête des institutions les plus actives au Maroc
    Des scores honorables également à l’échelle africaine
    La coopération scientifique et la qualité des chercheurs derrière cette dynamique

    Alors que la recherche dans l’ensemble du Royaume recule, Cadi Ayyad maintient le cap avec une agilité qui lui a permis de doubler le nombre de publications Scopus (base de données transdisciplinaires) depuis 2009. L’université marrakchie est même des plus dynamiques en matière de recherche scientifique et ses chercheurs sont cités dans des revues prestigieuses au niveau international. Ce qui lui a valu de figurer depuis 5 ans dans le prestigieux classement mondial du SCImago Research Group qui  concerne 3.000 institutions et organismes de recherche de 84 pays sur les cinq continents. Ce ranking de l’excellence qui comprend les recherches effectuées entre la période allant de 2007 à 2011 retient des indicateurs de performance liés au nombre total d’articles publiés, les prix Nobel, les taux de citation des articles et aussi l’impact scientifique en termes de niveau de revues et de domaine scientifique couvert.  Au tout dernier rapport, Cadi Ayyad a réussi à se classer en 1.670e place en tête des centres et universités marocain de ce ranking. Sa consœur de Rabat, l’université Mohammed V-Agdal occupe le 2.161e rang alors que le CHU Ibn Sina de la capitale politique ferme les rangs occupant la  2.290e place. Cadi Ayyad marque des progrès puisqu’elle a gravi 80 places par rapport au ranking précédent avec des valeurs plus qu’honorables également à l’échelle africaine où elle occupe désormais le 20e rang. «C’est la forte mobilisation des chercheurs dans les programmes de coopération scientifique qui est derrière cette dynamique lancée depuis la création de l’université en 1978», explique Janah Saadi, vice-président de Cadi Ayyad, chargé de la recherche scientifique et de la coopération. Marrakech a en effet une tradition de partenariat avec une forte participation dans les projets européens  à l’instar des Tempus avec 16 projets en cours cette année et  30 autres déposés pour la prochaine rentrée. Cadi Ayyad est aussi très active dans les Programmes-cadres de recherche et développement (PCRD) soutenue par l’UE et qui en est à sa 7e étape.  
    D’ailleurs, grâce à cette coopération, l’université marrakchie a pu lancer des projets de bonne gouvernance et de qualité qui lui ont permis d’être certifiée Iso.
    L’essentiel de la recherche est à Semlalia, faculté des sciences connue pour son «école» mathématique de réputation internationale, et aussi un vivier de chercheurs de haut niveau en sciences de biologie et de géologie. Elle abrite des niches d’excellence qui ont permis également des partenariats et des contrats de recherches miniers avec l’OCP et Managem. «Cette position de leader nous challenge à chaque fois, car il est nécessaire de confirmer l’identité de l’Université Cadi Ayyad en recherche scientifique, de consolider sa place dans la production scientifique», indique Saadi. C’est ainsi que le management de l’université a tracé une stratégie de recherche à deux visions extrêmement liées entre elles pour créer un cercle vertueux de l’excellence. La première porte sur une dimension fondamentale de la recherche qui explore des champs d’approfondissement des savoirs et qui s’appuie justement sur les réputations et la qualité des enseignants chercheurs de l’université et de son vivier Semlalia.
     La seconde est liée à l’environnement socio-économique de l’université pour répondre à ses besoins. Et c’est un travail qui a va être renforcé par la création de la Cité de l’innovation de Marrakech (CIM) avec 4 thèmes qui correspondent aux domaines d’excellence de l’université. «L’idée est à la fois de renforcer le tissu industriel et le rendre plus compétitif tout en créant des sociétés nouvelles qui ont besoin d’être adossése à la recherche », précise Saadi. Seul bémol, un émiettement de la recherche avec 84 petits laboratoires (gérés par des équipes réduites de 11 personnes). «Ce qui ne permet pas encore à la recherche de disposer d’une masse critique  au niveau international».
    Pour pallier cela, Cadi Ayyad, et dans le cadre de la cité de l’innovation va procéder au lancement d’appels à projets pour la création des centres de recherche possédant une masse critique de chercheurs de qualité avec deux incitatifs : une visibilité dans la cité de l’innovation et un financement de 500.000 DH.  « Ainsi, les laboratoires existants peuvent être regroupés par thème ou encore avec des thématiques transversales liées aux niches d’excellence de Cadi Ayyad», détaille Saadi.  Ces ingrédients réunis peuvent faire de la cité de l’innovation un haut lieu de création de la richesse à partir de la matière grise disponible au niveau de l’université, espèrent ses managers.

    Cité de l’innovation

    L’université  Cadi Ayyad a identifié 4 axes pour sa cité de l’innovation: énergie, eau et développement durable, nouvelles technologies appliquées à l’agroalimentaire et au tourisme, et matériaux et mobilité de l’urbanisme. La cité de l’innovation dont les travaux seront lancés incessamment permettra de donner plus de visibilité aux compétences en R&D au sein de l’université puisqu’elle hébergera les centres de recherche qui fédéreront plusieurs laboratoires tout en mettant en valeur leurs principaux résultats. La CIM hébergera également des plateformes regroupant des équipements lourds susceptibles d’intéresser les industriels. Une partie de ces équipements est d’ores et déjà accessible au sein du Centre d’analyse et de caractérisation et du Centre national d’étude et de recherche sur l’eau et l’énergie (CNEREE).

    De notre correspondante, B.B.

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