Culture

L’Boulevard de Casablanca revient en force!

Par | Edition N°:4101 Le 29/08/2013 | Partager
Les musiques actuelles et alternatives à l’honneur du 13 au 22 septembre
Têtes d’affiche: Rachid Taha, The Herbaliser, Bob Maghrib, Barry, Sisimo…

Sisimo est dans le rap depuis 1999. Il a été membre de plusieurs groupes avant Fez City Clan au sein duquel il va beaucoup évoluer et se faire connaître. Aujourd’hui, il se produit en solo et fait partie également de la programmation de l’édition 2013 de L’Boulevard

LA capitale économique renaît culturellement. Après le Festival de Casablanca, c’est au tour de L’Boulevard de reprendre après deux années de suspension.
La 14e édition se tient du 13 au 22 septembre comme l’a annoncé l’EAC-L’Boulevart. Et le moins que l’on puisse dire est que les organisateurs nous promettent une belle édition retour.
Un événement de taille quand on sait l’importance de ce festival pour les Casablancais et surtout les jeunes inconnus de la scène underground. En effet, il s’agit là d’un véritable tremplin pour nombre d’artistes talentueux mais encore méconnus dans le paysage culturel. L’on pense notamment à Don Bigg et Fnaïre, entre autres, qui ont été découverts sur la scène du « Tremplin L’Boulevard ». Cette compétition a pour mission de faire découvrir de nouveaux talents et d’assurer la relève des musiques urbaines et alternatives. Pour cette édition, 28 groupes sélectionnés à travers le pays y participeront du 13 au 15 septembre aux anciens Abattoirs de Casablanca.
Les six groupes vainqueurs du Tremplin bénéficieront d’une formation en scénographie, contrats et droits d’auteur, régie technique, production et communication, au Boultek. Le but étant qu’ils se produisent ensuite sur la scène du festival.
Du 19 au 22 septembre, L’Boulevard réinvestit la scène du C.O.C avec une programmation prometteuse: le rockeur franco-algérien Rachid Taha, le groupe anglais The Herbaliser, le groupe suédois Dark Tranquility, une référence de la mouvance death mélodique, le collectif Bob Maghrib qui reprend les plus grands tubes de Bob Marley revisités à la sauce marocaine… Et bien d’autres encore !
Ce n’est pas tout, le festival promet aux spectateurs des concerts riches en qualité et en énergie. L’on peut d’ailleurs déjà citer en avant-première les noms de Barry, un artiste éclectique aux multiples talents. Musicien, danseur, chanteur, poète, réalisateur, peintre… Les titres de cet artiste complet sont déjà repris par plusieurs groupes marocains.
L’on peut citer également l’ancien membre du groupe Fez City Clan: le rappeur Sisimo. Premier prix dans la catégorie rap du Tremplin 2005, Sisimo fait partie intégrante de la scène underground marocaine. Il a d’ailleurs réussi à se faire un nom aussi bien au Maroc qu’à l’international.
En marge des concerts, plusieurs activités sont offertes aux amateurs et aux curieux.
Le sport est aussi de la partie avec «L’Boulevard in the air». Deux jours de compétition et de show de skate, roller et BMX pour mieux plonger dans la culture urbaine. Cette compétition est programmée les 14 et 15 septembre en compagnie des meilleurs riders.
Au programme également, l’atelier graffity «Sbagha Bagha». Ce projet maroco-espagnol a pour objectif de rhabiller les murs et façades de la vieille médina.
L’avenue des FAR (côté Place la Concorde) deviendra un chantier pictural géant laissant libre cours à la créativité de groupes de jeunes Casablancais. Un atelier qui durera 10 jours (du 11 au 20 septembre) et qui fera apparaître toiles, fresques murales, trompe-l’œil… sur les murs.
L’idée, selon les organisateurs, est de donner plus de vie urbaine et artistique à la capitale économique.
Un souk géant sera également mis en place. Celui-ci se fera d’abord la vitrine des travaux et activités de plusieurs associations pour informer et sensibiliser les festivaliers. Un souk urbain présentera et proposera à la vente des marques urbaines (street wear, griffes alternatives…). Et comme la musique est au cœur de L’Boulevard, le souk mettra en vente les disques de jeunes artistes prometteurs.
Il était grand temps que L’Boulevard revienne pour apporter de la vie à Casablanca et de l’espoir aux jeunes artistes de la scène underground. Sa suspension pendant deux ans était le fait, tout bonnement, d’un manque de ressources (comme très souvent !). Il est clair que les idées et le talent ne manquent pas. «Maintenant que nous retrouvons notre sponsor principal et que nous avons les fonds nécessaires, nous nous en servons!», affirment les organisateurs. Avec un budget qui oscille entre 3,5 et 4 millions de DH, l’EAC-L’Boulevart promet un festival de grande facture. Rendez-vous donc le 13 septembre!

 

Sanaa EDDAÏF

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