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Société

Protection de l’enfance
Hakkaoui déçoit les ONG

Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
Un projet préparé sans les consulter
Elle a le soutien du chef du gouvernement
Elle veut réglementer le bénévolat

Après le programme de la parité, Icram, Bassima Hakkaoui récidive avec un projet de protection de l’enfance. Une approche qui vise à protéger les enfants contre la violence, la négligence et l’exploitation, mais préparé sans la moindre consultation du mouvement associatif. En optant encore une fois pour l’approche unilatérale, la ministre s’est mise à dos les associations les plus actives dans ce secteur. «Le gouvernement fait preuve de négligence avec les ONG. Il ne veut ni prendre en considération nos initiatives, ni les reconnaître», estime Najat Anwar, présidente de l’association «Touche pas à mon enfant». Même son de cloche auprès de l’association «Touche pas à mes enfants». Sa présidente, Najia Adib, ne comprend pas comment on peut concevoir un tel projet «sans impliquer ceux qui font du travail de terrain». En dépit de ces critiques, le mouvement associatif a salué le contenu du projet. «Les axes qui forment ce projet sont intéressants. Mais encore faut-il veiller à leur mise en application. J’aurais aimé que la ministre nous donne plus de visibilité sur la période nécessaire pour les concrétiser», a précisé Adib. Quant à Najat Anwar, elle considère également que l’initiative est bonne. «Normal, puisque la ministre s’est contentée de reprendre les recommandations des militants associatifs», dit-elle.
En tout cas, pour se rattraper, Hakkaoui a prévu d’organiser des assises au cours desquelles le projet sera soumis à l’appréciation des différentes parties prenantes. En attendant, la ministre l’a déjà présenté devant la Commission ministérielle pour la protection de l’enfance, présidée par le chef du gouvernement. Abdelilah Benkirane a d’ailleurs saisi l’occasion pour rappeler l’importance que revêt ce projet puisqu’il fait partie des priorités royales. D’autant plus que «cette question s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre de la Constitution de 2011 qui prône les droits des enfants».
Ainsi, le nouveau projet s’articule autour de 8 axes. En tête, le renforcement des sanctions prévues par le code pénal et la mise en place des mesures permettant d’encourager la dénonciation.
Il est également prévu de renforcer les capacités de toutes les institutions et associations qui œuvrent dans le domaine. Pour y parvenir, Hakkaoui compte améliorer les compétences des ressources humaines et redéfinir le rôle des différents intervenants. Elle prévoit d’ailleurs de réglementer le bénévolat afin de coordonner les initiatives. Cette mesure a été saluée par le mouvement associatif. «C’est une bonne chose de réglementer l’action sociale. Cela permettra de limiter le nombre d’ONG fictives», a souligné Najia Adib.
Par ailleurs, la ministre ambitionne d’ouvrir des centres locaux de protection et de prise en charge qui auront comme mission le suivi et la réintégration des enfants. Dans la même lancée, le projet comporte un axe relatif aux cellules d’accueil. L’idée est de mettre fin au déficit d’hygiène qui y sévit.
Bassima Hakkaoui table également sur la prévention en sensibilisant les citoyens sur les sanctions prévues par le code pénal, notamment en cas d’exploitation sexuelle.

Tourisme sexuel

Bassima Hakkaoui veut responsabiliser le secteur privé. Elle cible surtout les agences de voyages avec pour objectif de lutter contre le tourisme sexuel, très courant dans certaines villes comme Marrakech. La ministre de la Famille propose à ces agences d’adopter une charte de bonne conduite permettant de protéger les enfants contre ce type d’abus.

Hajar BENEZHA

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