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    Oujda: Le marché de gros pâtit de l’informel

    Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
    Des pertes énormes en matière de recettes fiscales
    Des vendeurs ambulants squattent devant le marché de gros

    En vendant à la sauvette, ces commerçants créent non seulement une concurrence pour le marché de gros, mais échappent aussi aux taxes qui gravitent autour de 4,5%, excepté à Oujda et Casablanca où les fournisseurs doivent payer 6% en plus du 1% pour le mandataire

    Alors que la majorité des marchés de gros pour fruits et légumes ont enregistré une nette amélioration de leurs recettes, celui d’Oujda connaît une régression inquiétante. De 4,7 millions de DH de taxes communales en 2010, il n’en a encaissé que 2,3 millions de DH en 2012. Même régression en termes d’affluence avec seulement 5.622 camions qui ont déchargé leurs contenances au lieu de 9.699 pour la même période. Des pertes considérables dues à l’anarchie que connaît le secteur de l’approvisionnement de la ville en fruits et légumes. 80% des camions qui approvisionnent Oujda en matières premières agricoles ne passent pas par le marché de gros et écoulent directement leurs tonnages dans les marchés hebdomadaires ou informels. Ce qui a contribué à la multiplication de ces points de vente illégaux avec leurs impacts négatifs sur la fluidité du transport, et l’organisation commerciale. Les dysfonctionnements de ce secteur vital ne contribuent pas à faire d’Oujda une réelle métropole qui maîtrise ses taxations communales et qui protège ses habitants contre les multiples nuisances relatives au paysage urbain dégradé et à la qualité de vie. Une responsabilité partagée entre les services communaux chargés du commerce, des différentes unités de contrôle et des services de police qui veillent sur les entrées des camions en ville. «Un travail qui ne peut être saisonnier car mettre terme à cette anarchie doit s’inscrire dans la continuité», précisent les riverains de ces marchés.
    Ceci dit, le prélèvement de 1% de la valeur de la marchandise qui transite par les carreaux au profit des mandataires, en plus des 6% des taxes communales font du marché de gros d’Oujda, le marché le plus coûteux (avec celui de Casablanca), en matière de ce type de taxation. «Alors que dans la majorité des marchés des autres villes, la taxe ne dépasse pas les 5%, à Oujda on doit verser 7% de la valeur marchande. C’est trop!» rétorquent plusieurs fournisseurs. Et d’ajouter «à Berkane, par exemple, on paie un forfait par camion ce qui nous encourage à accéder à son marché au lieu de venir à Oujda». C’est cette taxation estimée à 7% qui pousse les fournisseurs à écouler leurs marchandises dans les marchés informels.
    Le marché de gros d’Oujda n’est pas compétitif, explique son directeur Khalid Kaouachi. C’est un marché qui a besoin d’un réel accompagnement. Le contrôle du réseau de distribution est important. Il suffit de préciser que dans moins d’une décennie le marché de gros qui faisait travailler plus de soixante-dix ouvriers et plusieurs frigos n’est plus en mesure d’assurer ce service.


    De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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