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Competences & rh

Un nouvel élan pour le métier de chercheur

Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
Augmentation prévue des bourses de recherche pour les doctorants
Objectif, en faire un métier plus attractif et assurer la relève pour l’enseignement supérieur

Abde-Llah Afifi, directeur du budget et des affaires générales au ministère de l’Enseignement supérieur, insiste sur l’importance d’améliorer l’attractivité du métier de chercheur afin de combler le manque d’effectif d’enseignants et d’encadrants

- L’Economiste: Y a-t-il des perspectives d’augmentation des bourses nationales octroyées aux étudiants?
- Abde-Llah Afifi: Une étude est en cours de réalisation afin de favoriser les formations d’excellences dans les domaines prioritaires pour l’économie marocaine. L’objectif est de combler le manque d’effectif d’ingénieurs et de spécialistes dans certains domaines pointus pour le développement du pays tels que l’aéronautique, la mécatronique, les énergies renouvelables, la santé et quelques disciplines d’économie, de gestion et de droit (droit des affaires, le droit international, l’économétrie, etc.). Pour cela, le ministère prévoit d’augmenter les bourses de recherche, pour les meilleurs doctorants et la faire passer de 3.000 DH/mois à au moins même 5.000 DH/mois. Le but est de faire du métier de doctorant chercheur un métier plus attractif et ainsi assurer la gestion de la relève pour l’enseignement supérieur. Pour ce qui est des bourses nationales octroyées aux étudiants de licence et de master, en 2012, il y a eu une augmentation de 200 DH/mois et de 300 DH/mois respectivement.

- Que pensez-vous des montants des bourses par rapport au coût de la vie actuellement?
- Comme je l’ai déjà mentionné, les montants mensuels des bourses ont connu une nette augmentation depuis l’année universitaire 2012-2013. A cela s’ajoutent tous les efforts déployés par le ministère en matière d’hébergement universitaire et de restauration. La capacité d’accueil des cités universitaires a largement augmenté ces deux dernières années à travers les travaux d’extension des cités existantes et la construction de nouvelles cités dans les différents campus universitaires du Royaume. Pour ce qui est de la restauration, et en plus de l’augmentation du nombre de bénéficiaires des restaurants universitaires et des repas mis à la disposition des étudiants, il est utile de rappeler que le prix du repas dans les restaurants demeure toujours symbolique (1,40 DH) depuis les années 70.

- Le ministère de l’Enseignement supérieur assure aussi des bourses de coopération. Quel est le premier pays pourvoyeur de bourses aux étudiants marocains?
- Le Sénégal est le premier pays pourvoyeur de bourses de coopération aux étudiants marocains, suivi par la Tunisie. C’est un système de réciprocité qui est appliqué, dans la mesure où le Maroc lui aussi offre le même nombre de bourses aux étudiants sénégalais et tunisiens désirant poursuivre leurs études dans le pays avec comme critère l’excellence et le mérite. Les études dans le domaine médical tels que la pharmacie, la médecine dentaire et autres sont les plus sollicitées par les étudiants marocains. Le pays d’accueil offre soit une bourse ou une exemption des frais scolaires ou même une place pédagogique. D’ailleurs, dans un tel pays, il n’est pas facile d’être admis dans des universités de médecine vu leur excellente réputation en matière de qualité et de niveau des études. Une commission mixte maroco-sénégalaise est chargée de la sélection sur la base des meilleures moyennes. Souvent, ce sont les étudiants ayant des moyennes au-delà de 16/20 qui sont acceptés. Le 18 juillet, un comité mixte maroco-tunisien chargé de l’échange d’étudiants s’est réuni et a décidé d’octroyer 70 places pour les études en Tunisie pour l’année scolaire 2013/2014. En ce qui concerne le Sénégal, 100 places pédagogiques sont réservées aux étudiants marocains.

- Comment augmenter le nombre de bénéficiaires?
- Après plusieurs décennies de stagnation des montants octroyés aux étudiants, l’année universitaire 2012-2013 a été marquée par une majoration du taux mensuel de la bourse pour tous les cycles d’études. Cette mesure a eu une incidence financière considérable puisque le budget alloué aux bourses a connu une évolution de l’ordre de 140% entre 2010-2011 et 2012-2013. Ainsi, l’augmentation du nombre de bénéficiaires nécessitera la mobilisation de ressources financières supplémentaires dans un contexte économique national et international contraignant. Cependant, le ministère ne ménagera aucun effort pour poursuivre le processus d’élargissement de la base des boursiers et l’amélioration des différentes prestations sociales au profit des étudiants (bourses, hébergement, restauration, activités culturelles et sportives, etc.).

 
Propos recueillis par Rajaa DRISSI ALAMI

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