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    Les bourses pour assurer la relève dans les universités

    Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
    Hausse de 130% du budget alloué en 2012
    Traitement des dossiers: des procédures longues et complexes
    29 millions de DH pour les bourses d’excellence et de mérite

    La région du Grand Casablanca, en raison de sa forte population, est celle qui enregistre le plus grand effectif d’étudiants  bousiers en licence. Au niveau des provinces, c’est Assa-Zag (région de Guelmim-Es Smara) qui arrive première, avec près de 7.269 boursiers.

    QU’ILS poursuivent leurs études au Maroc ou à l’étranger, qu’ils soient issus de milieux moyens ou défavorisés, tous les étudiants ont en principe le droit d’accéder aux bourses octroyées par le ministère de l’Enseignement supérieur (MES). Il suffit qu’ils soient inscrits dans les cycles des différents établissements de l’enseignement supérieur. La tutelle parie sur son système de bourses en vue d’encourager les étudiants à poursuivre leurs études universitaires, et surtout à opter pour la recherche, afin d’assurer la relève dans les universités. En effet, d’ici à 2015, près de 60% des enseignants  universitaires partiront à la retraite, laissant derrière des postes vides! Une vraie préoccupation pour le département de Lahcen Daoudi qui s’est fixé comme objectif d’augmenter le nombre de bénéficiaires des bourses, y compris celles relevant de la  coopération internationale.
    Le nombre d’étudiants boursiers du ministère (installés au Maroc et à l’étranger) est ainsi passé de 151.179 en 2010- 2011 à 218.055 en 2012-2013, soit une progression de 44%. Parallèlement, dès 2012, les bourses ont été bonifiées de 200 DH/mois pour la licence et de 300 DH/mois pour le master et le doctorat.

    «Le budget alloué aux bourses a connu une évolution remarquable passant de 557 millions de DH en 2011 à presque 1,3  milliard en 2012, soit un bond de 130%. Ce montant couvre également les bourses allouées aux grandes écoles d’ingénieurs et de commerce en France», souligne Abdel-Llah Afifi, directeur du budget et des affaires générales au MES.
    Les étudiants en licence touchent donc actuellement quelque 633,4 DH par mois, contre 733,4 DH pour ceux des masters et 1.012,83 DH pour les doctorants.  Il est vrai que ces montants restent somme toute modestes, mais c’est toujours mieux que rien, vu la conjoncture financière pour le moins difficile! Le processus d’attribution reste, toutefois, long et complexe. Pas moins de 7 mois de préparation sont nécessaires. Pour commencer, des notes administratives précisant les procédures d’attribution sont envoyées aux différentes délégations et provinces entre les mois de mars et septembre. Ce n’est qu’après que le ministère traite le mandatement des bourses, selon l’affectation des étudiants. De nombreux intervenants sont concernés par cette procédure, dont le ministère de l’Education nationale, les lycées, les universités, les délégations et les provinces.
    Au mois d’août, des comités se réunissent en vue d’examiner les demandes  et déterminer le nombre d’étudiants éligibles à la bourse, selon des critères sociaux. Les dossiers acceptés sont ensuite renvoyés aux délégations. «Cette étape est nécessaire dans la mesure où la province/préfecture est l’administration la plus proche de la situation sociale et financière des étudiants. Néanmoins, le MES, en concentration avec le ministère de l’Intérieur, prévoit d’alléger ce processus afin de réduire la durée de traitement des dossiers», explique Abde-Llah Afifi.
    Le MES octroie, par ailleurs, des bourses de coopération. Celles-ci offrent la possibilité de décrocher une place pédagogique dans des universités étrangères, des bourses d’études ou les deux à la fois. Ceci relève du cadre des accords
    de coopération culturelle et scientifique qui lient le Maroc à plus de 30 pays, tels que la Turquie, le Canada, le Sénégal, la
    Tunisie, etc. Sur ce volet, le ministère a déployé des efforts considérables afin d’élargir l’offre. Au titre de l’année 2012-2013, près de 790 étudiants marocains en ont bénéficié, contre 754 une année auparavant.
    En termes de candidatures, le MES reçoit chaque année une «montagne » de demandes. En 2012-2013, près de 6.124 candidatures ont été reçues. Hormis les places offertes dans le cadre des accords de coopération, les étudiants marocains, admis dans les grandes écoles françaises d’ingénieurs et de commerce, bénéficient de plus de 250 bourses d’excellence et de mérite. Celles-ci coûtent au gouvernement près de 29 millions de DH.
    Il existe une autre catégorie de bourse, celle gérée par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST). Il s’agit de bourses de recherche destinées à inciter les meilleurs doctorants à préparer leur thèse dans les domaines de recherche considérés comme prioritaires pour le développement du pays. Environ 200 mensualités de 3.000 DH sont attribuées aux nouveaux étudiants-chercheurs.

    30% du budget pour le commerce et le marketing

    LES étudiants des grandes écoles d’ingénieurs en France ne sont plus les seuls à pouvoir bénéficier des bourses de mérite et d’excellence octroyées par le ministère de l’Enseignement supérieur. Quelque 30% du budget vont désormais aux étudiants admis dans les écoles de commerce et de marketing de renom, afin d’encourager également les spécialisations dans ces domaines.

    Rajaa DRISSI ALAMI

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