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    Souss-Massa-Drâa
    Crise de paiement dans le BTP

    Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
    L’Aref, accusée de louvoiement, accumule des retards de paiement depuis 3 ans
    Les entrepreneurs pris à la gorge n’arrivent plus à honorer leurs créanciers
    La situation, jugée catastrophique, risque de dégénérer à n’importe quel moment

    En signe de protestation, les entrepreneurs du BTP de la région Souss-Massa-Drâa avaient organisé un sit-in devant l’Académie la veille du Ramadan… leurs revendications sont restées lettres mortes

    DANS le Souss, les entreprises du bâtiment et travaux publics souffrent de retards de paiement depuis trois ans (voir aussi notre analyse en pages 3 à 6). Et pourtant, bien qu’ayant livré les marchés pour lesquels ces entrepreneurs se sont engagés (construction d’écoles, collèges, lycées et extension et réhabilitation d’établissements scolaires), ils n’ont toujours pas perçu de paiements de la part de l’Académie régionale de l’enseignement et de la formation (AREF), et ce, depuis 2011. Les sommes dues varient entre 400.000 DH et 10 millions DH et plus pour chacun.
    Cette situation, qui  touche près d’une soixantaine d’entreprises dans la région Souss-Massa-Drâa, impacte négativement ces patrons qui n’arrivent plus à faire face à leurs charges. En effet, lors d’une récente réunion tenue à la Chambre de commerce et d’industrie d’Agadir, ils ont une énième fois tiré la sonnette d’alarme. Et pour cause, ils se trouvent dans l’incapacité d’honorer leurs engagements vis-à-vis des fournisseurs de marchandises et des matières de construction. Et pis encore, ils ont du mal aussi à assurer des salaires réguliers à leurs salariés, ce qui met en difficulté des centaines de familles. Aussi, ces entreprises de BTP courent-elles droit à la faillite et risquent de baisser le rideau. «Du point de vue financier, la situation est catastrophique et risque de dégénérer à n’importe quel moment», avance cet intervenant venu de Tiznit. «Nous n’avons pas de visibilité par rapport aux marchés en cours d’exécution avec le MEN. Doit-on continuer les travaux au risque de ne pas être payés ou les arrêter?» se demande-t-il. Pour les plaignants, les retards de paiement, la non-réactivité face aux réclamations et demandes des entreprises s’expliquent par une mauvaise gouvernance et gestion du service financier au sein de l’académie. Des incidents qui affectent négativement la bonne exécution des marchés et risquent de se transformer en abus qui pénalisent les entreprises et les confrontent à différents risques.
    Il faut signaler que plusieurs initiatives ont été entamées afin de pousser les responsables de l’Aref à assumer leurs responsabilités. Face au manque de réactivité, les manifestants ont organisé un sit-in devant l’académie la veille du Ramadan. Une réunion a ensuite été organisée avec les membres de la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP), la CCISA et la CGEM. Les entreprises de BTP de la région Souss-Massa-Drâa ont par ailleurs saisi le wali de la région qui leur a promis de suivre le dossier de près. Une réunion a aussi eu lieu avec Ali Berrad, directeur de l’Aref, qui s’était engagé pour redresser la situation dans un délai de 10 jours. «Cette période écoulée, rien ne se profile à l’horizon, souligne ce plaignant. Nous n’avons pas de problèmes avec les délégués du MEN dans le SMD, c’est au niveau de l’Académie que ça bloque». L’Economiste a essayé de joindre le directeur de l’Aref pour avoir sa version des fait, mais en vain.
    La FNBTP a appelé les entrepreneurs de BTP de Souss-Massa-Drâa à lui présenter les dossiers dûment constitués, avec les copies de leurs décomptes non réglés afin de les présenter au ministère de l’Enseignement et au ministère des finances.


    Fatiha NAKHLI

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