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    Economie

    Compensation
    Les pétroliers asphyxiés par les arriérés

    Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
    4 mois de retard, selon le GPM
    Plus de 14 milliards de DH à recouvrer

    Source: Daily Bourse
    Le cours du brent continue son yoyo sur le marché de Londres. Il atteint 108 dollars vendredi 26 juillet

    EN quelques semaines, au mois de juin dernier, le baril de pétrole (le brent, principale référence du marché, coté à Londres) avait perdu près de 20% de son prix, revenant sous la barre des 100 dollars. Les premiers à pousser un ouf de soulagement étaient les professionnels du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM), espérant par le truchement du système des remboursements des arriérés que ce bing bang ramenait les délais à 2 mois, soit à 8 milliards d’arriérés, contre 4 mois actuellement. Les pétroliers parlent de 14 milliards de DH d’arriérés à fin juin dernier, donc de moins dans la trésorerie des sociétés de distribution des hydrocarbures. Evidemment, les frais financiers induits par ces retards de remboursement grèvent fortement les résultats des sociétés. Calculs faits, selon Adil Ziady, président du GPM, «c’est plus de 1 milliard de DH de frais financiers à la charge des entreprises du secteur attendus cette année».
    C’est dire que le soulagement des pétroliers était de courte durée et le système de compensation, lui, retombait dans ses travers. Un cercle vicieux inextricable dans lequel les sociétés de distribution achètent des produits pétroliers au prix coûtant, supérieur bien sûr à leur prix de vente structuré. Le différentiel est indûment mis à la charge de ces sociétés dans l’attente de remboursement de la Caisse de compensation. Entre-temps, au gré de la fluctuation, le baril a repris 8 dollars pour se hisser à 108 dollars actuellement.
    Si l’on s’en tient au scénario de la charge prévisionnelle de la compensation, la loi de Finances 2013 table sur un cours de brut de 105 dollars. Le baril est donc plus cher de 3 dollars par rapport au scénario de base de la loi de Finances.
    Or, et c’est loin d’être négligeable, «une hausse de 1 dollar du prix du baril alourdit notre facture énergétique de 600 millions de DH», relève un responsable à la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Et ce n’est pas tout. Ce même petit dollar de plus sur le baril entraîne «900 autres millions de DH de plus sur l’enveloppe de la compensation». Cette hausse inattendue du brut soulève de nouvelles inquiétudes chez les sociétés de distribution dont certaines sont au bord de la faillite. En tout cas, il est difficile de supporter financièrement le déséquilibre provoqué par ces retards de remboursement des arriérés.
    Peut-être que l’accord sur le mécanisme d’indexation du prix du pétrole, approuvé en catimini, (Cf. L’Economiste du 18 juillet 2013), marque une première phase de la réforme de la compensation.


    Bachir THIAM

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