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    Cigarettes électroniques
    La bataille discrète des parts de marché

    Par L'Economiste | Edition N°:4084 Le 29/07/2013 | Partager
    Multiplication de magasins, revendeurs et sites de vente
    Le prix du kit varie entre 350 et 900 DH

    Le marché des cigarettes électroniques est une véritable niche. A Casablanca, quatre magasins ont ouvert en l’espace de 3 mois seulement

    Nouveau phénomène de société ou simple effet de mode, la cigarette électronique s’infiltre bel et bien dans nos commerces et compte déjà plusieurs adeptes. Les distributeurs se multiplient entre indépendants et enseignes franchisées. Rien que sur Casablanca, ces trois derniers mois ont connu l’ouverture de 4 magasins de marques différentes.  En tout cas, le slogan tape fort: «On ne fume plus, on vapote!» «Il s’agit du premier substitut à apporter les mêmes sensations, sans les désagréments de la cigarette classique», déclare Alain Dery de Clopinette Maroc.
    La cigarette électronique jetable ou rechargeable, avec ou sans nicotine, suscite beaucoup d’engouement auprès de jeunes et moins jeunes, fumeurs et non fumeurs. Autre argument en faveur de ce produit, son prix. Celui-ci revient moins cher en comparaison avec le paquet de cigarettes traditionnelles. Pour preuve,  une recharge e-liquide Clopinette coûte 79 DH et est l’équivalent de 10 paquets. Le prix du kit chez ce distributeur varie entre 450 et 900 DH.
    Concrètement, la cigarette électronique est un dispositif d’inhalation de nicotine. Facilement repérable par sa forme de stylo, le principe est simple, alimenté par une batterie rechargeable, une résistance chauffe et transforme en vapeur l’e-liquide. Celui-ci contient du propylène glycol, communément utilisé dans la pharmacie et l’agroalimentaire, de la glycérine, de l’eau et éventuellement des arômes et de la nicotine. Sauf que certains de ces liquides produits en Chine suscitent des polémiques dans certains pays quant aux procédures de contrôle les concernant. La nicotine est disponible à plusieurs niveaux. Ces niveaux varient de 0 à 19,6 mg chez Cilouette, l’un des nouveaux entrants sur le marché. Plusieurs dizaines de saveurs existent: menthe glaciale, cerise, bonbon coca, caramel, café, tabac royal, réglisse… Il y en a pour tous les goûts. En France, ce business connaît un grand succès, mais suscite en même temps de vives critiques. La réglementation des marchands demeure floue et un projet de loi est en préparation pour l’interdiction des cigarettes électroniques dans les lieux publics. Et pourtant, ces produits révolutionnaires remportent un franc succès. Au Maroc, il n’existe pas encore de réglementation pour la cigarette électronique. Selon Beluga, distributeur récemment installé à Casablanca, «plusieurs facteurs ont favorisé la croissance que connaît le marché de la cigarette électronique à l’étranger, notamment les législations anti-tabac».
    Succès ou polémique? En tout cas, le marché des cigarettes électroniques est une véritable niche. D’ailleurs, les majors du tabac commencent à s’intéresser à ce marché juteux.  C’est le cas notamment de Philip Morris (Marlboro) qui a déclaré son intention d’investir le marché des cigarettes électroniques. Mais valeur aujourd’hui, les ventes représentent à peine 1% du marché mondial du tabac. Le développement  de ce produit se heurte à des inquiétudes sur les éventuelles conséquences sur la santé. La cigarette électronique est-elle vraiment un substitut pour arrêter le tabac? Telle est la question. Pour le moment, rien n’est encore sûr mais plusieurs consommateurs déclarent avoir arrêté de fumer ou au moins réduit le nombre consommé par jour. Des chercheurs canadiens ont démontré que son utilisation réduit le besoin urgent de fumer du fait que les mêmes gestes de fumeur sont reproduits. Toutefois,  le risque de dépendance est naturellement omniprésent. «En France, 20% des clients de la cigarette électronique sont passés au e-liquide sans nicotine et 65% ont fortement diminué leur consommation en taux de nicotine», affirme-t-on auprès de Beluga. Clopinette précise que «les proportions de produits entre 6 mg et zéro nicotine représentent désormais presque la moitié de la consommation». Globalement, les spécialistes affirment que les cigarettes électroniques sont moins dangereuses que le tabac du fait qu’elles ne contiennent pas de goudron, de nitrate, de monoxyde de carbone ou encore d’ammoniaque. Mais s’agissant d’un nouveau produit, elle n’a pas encore fait preuve d’innocuité.

    Quatre nouveaux entrants

    Spécialisée dans la distribution et la commercialisation des cigarettes électroniques, Beluga est une  entreprise qui existe en France depuis 2 ans. Au Maroc, Beluga commercialise ses produits via une trentaine de revendeurs, en ligne et en vente directe sur sa boutique sise Bd d’Anfa. Pour sa part, Clopinette est présente en France à travers 60 boutiques. L’entreprise compte mettre un site en ligne au Maroc, où les clients pourront se procurer les produits via livraison à travers tout le pays.  Clopinette propose une large gamme de cigarettes avec des e-liquides 100% français et 80 arômes. Pour sa part, E-klop est une entreprise marocaine spécialisée dans les cigarettes électroniques présente sur Casablanca à travers 3 magasins et offrant un service de livraison. Le dernier entrant est  E-klop. Ce distributeur propose plusieurs packs pour un prix moyen de 700 DH. Un quatrième distributeur est présent, il s’agit de la franchise Cilouette.

    Imane NAJI

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