×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Politique

    Nouvelle majorité
    Le chemin de croix de Benkirane

    Par L'Economiste | Edition N°:4083 Le 26/07/2013 | Partager
    Il doit jouer au pompier chez ses alliés
    Entrevue avec Driss Lachgar mercredi soir
    Le RNI rencontre ses parlementaires et ses coordinateurs avant le conseil national

    Le chef du gouvernement devra prendre son mal en patience, en attendant que les instances du RNI valident la décision de participer à Benkirane II. Pendant ce temps, les chefs des partis d’opposition défilent chez-lui. Ici Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, à l’entrée de la résidence de Abdelilah Benkirane au quartier Les Orangers 

    ABDELILAH Benkirane n’est pas au bout de ses peines. Après sa rencontre avec Driss Lachgar, premier secrétaire de l’Usfp mercredi soir, il devra marquer un intermède avant de recevoir le patron de l’UC et les petits partis soutenant la majorité et ceux qui campent dans l’opposition. Et pour cause, l’arrivée de Macky Sall. Pour cette occasion, tout le gouvernement sera mobilisé avec le président du Sénégal. En tout cas, quand Benkirane aura bouclé ce premier round des consultations, il reviendra vers ses alliés que sont le MP et le PPS. Même là, sa tâche se complique. En effet, le bureau politique de la mouvance populaire a clairement affiché sa volonté de redistribuer les cartes au sein du gouvernement. Avec 33 sièges à la Chambre des représentants, il revendique d’autres portefeuilles, en précisant qu’il ne va pas tirer de profit électoral par le ministère du Tourisme et celui de la Modernisation de l’administration, affiliés au MP. Le PPS n’est pas non plus dans une position confortable. Les défections au sein de la majorité lui ont fait perdre son groupe parlementaire. Le nouveau règlement intérieur de la Chambre des représentants, adopté mardi à l’aube, exige 20 sièges pour qu’une formation politique puisse prétendre à un groupe parlementaire. Le PPS n’a que 18 députés du parti, plus 2 apparentés. Cette perte sera concrétisée en avril prochain, à l’occasion du renouvellement des instances de cette institution. Dans la foulée, la vice-présidence (Charafate Afilal) et la présidence de la Commission de l’éducation  et de la communication, présidées par Guejmoula Bent Abbi, lui fileront sous le nez. Abdelilah Benkirane n’avait pas prévu que de nouveaux feux prennent au sein de sa majorité, après celui allumé par l’Istiqlal. Il doit les éteindre avant que tout ne s’embrase. En tout cas, après s’être entretenu avec les dirigeants de l’opposition,  le chef du gouvernement a une vision plus affinée de la situation politique et économique. D’ailleurs Benkirane doit une fière chandelle à Hamid Chabat pour l’avoir indirectement obligé à rencontrer les dirigeants de l’opposition, pour la première fois depuis sa nomination comme chef du gouvernement le 29 novembre 2011. 
    Sur le partenaire qui rejoindra sa majorité, Benkirane est fixé. Ce sera le RNI même si son président l’a conditionnée à la décision des instances de son parti. Déjà, le bureau politique a validé le principe en attendant de prendre le pouls du conseil national qui sera convoqué pour début août. Dans l’immédiat, Salaheddine Mezouar  rencontre les groupes parlementaires du RNI des deux chambres du Parlement. Le rendez-vous est pris pour ce vendredi. Il sera suivi d’une réunion rassemblant tous les coordinateurs du parti à travers le pays. Dans cette affaire, le président est résolu à jouer à fond la carte des instances avant de trancher si oui ou non le RNI monte sur le bateau de Benkirane. Cette approche a le mérite de le renforcer dans ses négociations avec le chef du gouvernement. Il n’y aura pas de contestations internes d’autant que même le bureau politique réuni lundi dernier a délégué à son président de continuer les pourparlers pour la formation de la nouvelle majorité.

    Les conditions du RNI

    OUTRE le OK suspendu à ses instances, le RNI ne compte pas faire de la figuration dans le gouvernement Benkirane II. Le parti veut jouer un rôle important et donner une plus-value à l’action gouvernementale face à la crise économique et à la dégradation des finances publiques. Sur les réformes avancées par Benkirane, Mezouar les avait annoncées alors ministre des Finances. Les deux hommes diffèrent dans la manière de les mener et les objectifs à atteindre. Le problème réside dans le programme gouvernemental contre lequel le RNI avait voté. Confectionner un nouveau et le faire valider à nouveau par le Parlement demandera certainement du temps. Quoiqu’avec les politiques, il y a toujours moyen de trouver des solutions de compromis. Autre exigence du RNI, l’amendement de la charte de la majorité.  Pour Mezouar, il s’agit de réformer les mécanismes de fonctionnement de la majorité pour éviter de retomber dans les avatars de Benkirane I.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc