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    Chine: Scandales pharmaceutiques en série

    Par L'Economiste | Edition N°:4083 Le 26/07/2013 | Partager
    Plusieurs enquêtes pour corruption
    Complicités parmi des fonctionnaires et médecins chinois

    UN scandale peut en cacher d’autres. Après l’enquête pour corruption qui vise le géant britannique de la pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), d’autres laboratoires seraient dans le collimateur du gouvernement chinois. Le laboratoire britannique AstraZeneca a admis avoir reçu la visite du Bureau de la sécurité publique du district de Huangpu, à Shanghai, pour «une question d’ordre policier local visant un représentant commercial». Il est d’ailleurs peu probable que GSK soit seul concerné par la corruption, tant le milieu pharmaceutique est opaque. La Chine a aussi annoncé son intention d’enquêter sur 60 entreprises pharmaceutiques, afin de contrôler les tarifs pratiqués.
    GSK a admis en début de semaine que «certains de ses dirigeants» auraient violé les lois chinoises en la matière. Ceux qui «semblent avoir agi en dehors de nos processus et contrôles, d’une façon qui enfreint la loi chinoise», a déclaré Abbas Hussain, directeur international de GSK pour l’Europe, le Japon, les pays émergents et l’Asie.
    Il s’agit du directeur des opérations, du directeur des ressources humaines, du directeur juridique et du responsable des stratégies de développement. Une trentaine d’autres salariés de la compagnie ont été consignés à domicile et le directeur financier de GSK Chine, le Britannique Steve Nechelput, n’est pas autorisé à quitter le territoire.
    Les 4 directeurs chinois seraient déjà passés aux aveux, confessant quelque 372 millions d’euros de pots-de-vin. Sous forme de «voyages tous frais payés» ou autres types de «sponsorship», ces «cadeaux» étaient destinés à graisser la patte de fonctionnaires du gouvernement, associations industrielles, hôpitaux et docteurs. Ensuite, de fausses factures de conférences ou de participation à des frais y afférents auraient servi à maquiller ces machinations… ce qui constitue un second chef d’accusation contre GSK.
    Tout a commencé en juin lorsque le Wall Street Journal a révélé qu’un donneur d’alerte anonyme a mis la direction de GSK au courant de faits de corruption entre les années 2004 et 2010. Selon cette source, les commerciaux de l’antenne chinoise profitaient des bas salaires des médecins pour «améliorer leur quotidien». En échange, ceux-ci prescrivaient leurs médicaments et augmentaient leurs ventes. En 2010, une note aurait interdit aux commerciaux de GSK de couvrir les frais des docteurs directement en liquide. La compagnie a confirmé l’existence de cette note, mais nié que ces «frais» étaient destinés à inciter le corps médical à prescrire ses médicaments.
    Une nouvelle enquête est lancée, en interne cette fois, sur la base d’accusations portées par la même source anonyme. Des commerciaux de GSK seraient impliqués dans une nouvelle histoire de corruption impliquant des médecins, pour la promotion du Botox.
    Pour l’instant, le marché chinois ne représente que 3% de part de marché pour GSK. Mais il est en forte croissance et est en passe de prendre la place du second marché mondial (actuellement occupée par le Japon).
    Rime AIT EL HAJ

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