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Société

Comment promouvoir le dialogue interculturel en Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:4082 Le 25/07/2013 | Partager
Un thème qui continue de fédérer chercheurs et scientifiques
Une occasion de présenter les actions menées par l’Unesco

Vivre ensemble en bonne intelligence dans un monde aussi difficile, quelle que soit l’appartenance religieuse ou la culture, ressemble plus à une utopie qu’à un thème de forum. Pourtant, de nombreux sociologues, penseurs et chercheurs, partisans d’un monde meilleur, continuent inlassablement à construire des ponts entre les sociétés, pour qu’elles se découvrent, fassent l’effort de mieux se connaître et puissent enfin s’apprécier. Il y a tout juste quelques jours, un colloque scientifique réunissait à Rabat des éminences grises venues débattre du dialogue interculturel et de l’identité africaine, avec toujours cette même interrogation, qui semble à leurs yeux fondamentale: «Comment peut-on vivre ensemble dans ce monde». Une question qu’autant les organisateurs (l’Institut des études africaines, la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture) que des intervenants, à savoir Amine Sbihi et Ahmed Taoufik, ministres de la Culture et des Habous, ne peuvent au final qu’effleurer. S’il est difficile d’apporter une réponse, le ministre de la Culture tient à rappeler que des peuples, des cultures et des religions différentes ont cohabité ensemble à travers l’histoire. Mais l’humanité a connu également des guerres et des conflits motivés par plusieurs considérations: culturelles, religieuses, ethniques… Ces conflits font encore des dégâts dans nos sociétés actuelles. «Mais dans quelle mesure peut-on considérer que certains conflits que connaît le monde actuellement sont réellement d’ordre culturel?», s’interroge Sbihi. Il ne manque pas non plus de souligner, à juste titre, qu’il est tout autant difficile de comprendre «pourquoi le monde est-il passé du paradigme socioéconomique à celui culturel pour analyser et appréhender les conflits internationaux?». Un tas d’interrogations qui, au final, en dépit des éléments de réponse, resteront toujours des interrogations.
Le ministre des Habous, lui, mise sur l’influence des valeurs de tolérance dans la construction de l’identité africaine, en guise d’alternative. Il a aussi rappelé que le rayonnement de l’islam en Afrique n’a pas été fait par la force à travers l’épée mais pacifiquement par le commerce et les prédicateurs musulmans. Et en matière de tolérance, l’exemple de l’Afrique de l’Ouest est édifiant car cette région illustre bien l’exemple d’une cohabitation réussie entre des familles de confessions religieuses différentes.
Une entrée en matière sur laquelle rebondit Lalla Aïcha Ben Barka, sous-directrice de l’Unesco, chargée du département Afrique, afin de partager les actions menées par son organisation notamment en matière de dialogue interculturel. Elle rappelle ainsi l’adoption de l’Unesco en 2001 de la déclaration universelle sur la diversité culturelle qui a été suivie en 2005 par la «Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles». La responsable de l’Unesco profite de l’occasion pour revenir sur d’autres conventions depuis celle signée en 1954 sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé jusqu’à la convention de 2003 portant sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ces actions ont permis à l’Unesco de développer une nouvelle approche de la culture au-delà de sa conception traditionnelle. Ainsi, pour Ben Barka, «la définition de référence de la culture qui inspire les politiques publiques est celle qui donne à la culture un horizon plus large et reconnaît la diversité culturelle comme élément de richesse».

Pistes à envisager

Dans son intervention, la responsable de l’Unesco a suggéré des pistes de réflexion pour animer le débat. Pour elle, il faut reconnaître le rôle capital de la culture dans le débat politique. La culture ne peut plus être reléguée au rang des priorités secondaires. Sans oublier de repenser les politiques culturelles en encourageant des politiques novatrices. Et enfin, promouvoir l’identité africaine dans toutes ses formes et expressions à travers un dialogue interculturel, intergénérationnel et interrégional.

N. E. A.

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