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Economie Internationale

Petite embellie pour l’économie espagnole

Par L'Economiste | Edition N°:4082 Le 25/07/2013 | Partager
Portée par le dynamisme des exportations
Le taux de chômage et l’atonie de la demande, des risques pendants

Malgré un léger recul du PIB de 0,1%, l’économie espagnole est restée en récession au deuxième trimestre, selon les estimations de la Banque d’Espagne

Malgré un léger recul du PIB de 0,1%, l’économie espagnole est restée en récession au deuxième trimestre, selon les estimations de la Banque d’Espagne.
Les analystes expliquent cette légère modération par «la vigueur de la demande extérieure nette, stimulée par le dynamisme des exportations des biens et services».
En attendant la publication, le 30 juillet, des chiffres officiels, le gouvernement anticipe aussi un retour au vert au troisième trimestre. Les messages optimistes ne manquent pas. Le ministre des Finances, Luis de Guindos, et son homologue du Budget, Cristobal Montoro, assuraient récemment que l’économie espagnole était en train de sortir de la crise notamment grâce à des comptes publics assainis.
Mais la situation n’est pas si rose avec un pays frappé par un taux de chômage record (27,16%) et une consommation des ménages qui reste en berne. Une situation qui pourrait s’aggraver avec une faible demande dans les principales destinations des exportations espagnoles, l’Amérique latine et l’Union européenne. Si ces économies ne rebondissent pas rapidement, l’export qui est le principal moteur du PIB espagnol pourrait en pâtir.
La demande interne va certainement se contracter davantage, ce qui fait craindre que le pays ait du mal à réduire son déficit, avec une hausse des créances douteuses dans le secteur bancaire.
Le Fonds monétaire international a estimé en juin dernier que l’Espagne pourrait sortir de la récession, mais s’est inquiété de la hausse du chômage et a appelé notamment à une baisse des salaires. D’après le scénario optimiste, le Fonds prévoit une croissance positive au cours de l’année avec une hausse progressive qui peut atteindre jusqu’à 1% à moyen terme. Mais cela va s’accompagner par de mauvais résultats en termes d’emplois.
L’institution internationale qui salue aussi les réformes qui ont permis de stabiliser l’économie et les déséquilibres avait jugé dans son 3e rapport d’étape que le programme d’aide au secteur financier reste sur les rails (cf. notre édition N° 4077 du 18/07/2013, Les banques espagnoles en convalescence). Les mesures menées pour recapitaliser une partie du secteur bancaire et le transfert d’actifs à la Sareb (structure de défaisance créée pour regrouper les actifs toxiques des banques) ont permis d’augmenter la liquidité et la solvabilité du système. Malgré ce progrès, l’Espagne doit encore corriger certains déséquilibres notamment via un assainissement budgétaire, une baisse des prix des logements et surtout de la dette privée. Enfin, le FMI recommande aux banques de limiter leur distribution de dividendes et de bonus dans le but de préserver leur niveau de fonds propres.
F. Z. T.

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