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Economie

Maroc-UE: Le protocole de pêche enfin paraphé

Par L'Economiste | Edition N°:4082 Le 25/07/2013 | Partager
Il autorise 126 bateaux pour une compensation de 40 millions d’euros
Reste son adoption par les Parlements des deux parties

La commissaire européenne en charge de la pêche, Maria Damanaki, et Aziz Akhannouch échangent le protocole d’accord. Reste la phase de ratification par les parlements

APRÈS six rounds de négociations, le protocole de pêche vient enfin d’être paraphé hier mercredi à Rabat. «Un accord équilibré», commente Aziz Akhannouch, lors du point de presse qu’il a tenu avec la commissaire européenne en charge de la pêche, Maria Damanaki. Aux yeux du ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, il s’agit d’«un protocole qui cadre avec les objectifs de la stratégie Halieutis en termes d’exploitation durable, de sauvegarde et de valorisation».
Conclu pour une période de 4 ans, le protocole prévoit l’octroi d’autorisations pour 126 bateaux de pêche contre 137 dans celui qui a été rejeté par le Parlement européen en décembre 2011. En contrepartie, l’UE versera au Maroc un montant compensatoire de 40 millions d’euros par an dont 14 millions destinés à soutenir la mise en œuvre du plan Halieutis. Mieux, une partie des captures de la flotte européenne sera destinée à l’industrie nationale de transformation. Mais les espèces ainsi que les volumes seront précisés ultérieurement par une commission technique. D’ailleurs pour étayer leurs positions, les négociateurs ont eu recours aux avis des scientifiques en ce qui concerne l’état des stocks halieutiques, leur évolution au cours des dernières années ainsi que les estimations des prélèvements effectués dans le cadre du précédent protocole. Le nouveau limite l’effort de pêche à six espèces. Le protocole augmente aussi le nombre de marins marocains à bord des navires. Pour certaines catégories, il passe de 8 à 16. 
Des mesures ont également été prévues pour renforcer le contrôle des activités des navires dans les zones de pêche marocaines, notamment par la programmation de missions de contrôle conjoint des captures débarquées dans les ports européens, l’embarquement des observateurs à bord et le renforcement du système de suivi et de surveillance par satellite (VMS).
«Mais les captures ne doivent concerner que le surplus par rapport aux besoins de la flotte nationale et de la reconstitution des stocks établis par l’Institut national de recherche halieutique.
Mais la grande question qui taraudait la presse espagnole fort représentée au point de presse a trait à la date d’entrée en vigueur du protocole. Pour Akhannouch, «elle serait immédiate mais après accomplissement des procédures nécessaires notamment l’adoption du protocole par les Parlements des deux parties». Ainsi, la question qui a constitué une pomme de discorde entre négociateurs se trouve tranchée.  Selon une source proche des négociations, le Maroc s’est, jusqu’au dernier round, opposé à l’application immédiate de cet accord. Ceci, afin d’éviter que la situation qui avait prévalu en décembre 2011, lorsque le parlement européen avait opposé son veto et les bateaux pêchant dans les eaux marocaines avaient été expulsés, ne se reproduise.
A. G.

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