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Economie

Croissance: L’agriculture sauve la mise

Par L'Economiste | Edition N°:4082 Le 25/07/2013 | Partager
4,3% au deuxième trimestre, selon le HCP
Repli de l’investissement productif
Le déficit de liquidité persiste

La croissance que connaît le Maroc repose essentiellement sur la bonne performance du secteur agricole. Ce dernier contribue à hauteur de 2,8 points à la croissance

4,3% de croissance pour le deuxième trimestre ! Un chiffre qui ne peut que rassurer l’actuel gouvernement qui table sur une croissance de 4,5% à la fin de l’année. Le Haut commissariat au plan (HCP) semble plus optimiste sur le comportement global de l’économie. Il n’est un secret pour personne que cette croissance est essentiellement tirée par la forte progression de la valeur ajoutée agricole. Les récoltes céréalières, fourragères et certaines légumineuses ont été particulièrement bonnes sur cette période. Même la production avicole est en reprise après une baisse de 5,6% en 2012. S’y ajoute un semblant de redressement des principaux partenaires commerciaux du Maroc. Le commerce mondial affiche une hausse de 2,3% au deuxième trimestre. Cette tendance commence à se répercuter sur les échanges du Royaume avec une progression de 3,5% des exportations et un allégement du déficit commercial de 5,6%. Pourtant, il va falloir prendre avec des pincettes ce semblant de croissance. Tirée principalement par l’agriculture, cette croissance est surtout créatrice d’emplois précaires qui sont tributaires de la pluviométrie.
Ainsi, l’économie nationale reste dépendante d’éléments totalement incontrôlables. En attendant, l’industrie, qui elle crée de véritables emplois, est en baisse de régime. Et pour cause, la croissance de la demande intérieure est au point mort. Les experts du HCP expliquent cette situation par la baisse de l’investissement productif de 2,7%.
La morosité touche des secteurs plus que d’autres. Les activités de construction sont les premières concernées par le repli (-3,6%). Les transactions immobilières sont toujours dans une phase de ralentissement qui se manifeste avec le recul du flux net des crédits immobiliers accordés aux particuliers et aux promoteurs. Cette contraction, globalement du BTP, a eu un effet de contagion sur l’activité des professionnels des matériaux de construction. Heureusement, certaines industries échappent à la baisse. L’agroalimentaire et la chimie-parachimie affichent respectivement des hausses de 3,4% et 7,8%.   Autre indicateur positif,  le tourisme fait face à la crise et poursuit sa reprise. Il a réalisé une hausse de 4,6% au deuxième trimestre.
Par ailleurs, le déficit de liquidité du marché monétaire s’est aggravé au deuxième trimestre. Pour le HCP : « le dernier emprunt du Trésor sur le marché international (750 millions de dollars) n’a eu qu’un effet limité sur la baisse des tensions sur les taux d’intérêt ». En effet, les taux d’intérêt directeurs sont stables alors que les taux d’intérêt des adjudications des bons du Trésor ont relativement augmenté. Mécaniquement, cette pression à la hausse est essentiellement reliée à la progression des besoins de financement sur le marché monétaire.
Côté prévisions, le HCP estime que la croissance devrait tourner autour de 4,4% en 2013 après avoir été de 2,7% l’année dernière. Bémol, l’activité non agricole devrait connaître un net ralentissement (2,1%).  De telles performances sont clairement insuffisantes pour prétendre à une éventuelle émergence.
Ilham BOUMNADE

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