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    Politique Internationale

    Le pape au Brésil pour sa première sortie

    Par L'Economiste | Edition N°:4081 Le 24/07/2013 | Partager
    1,5 million de pèlerins de 170 pays pour les Journées mondiales de la jeunesse
    Le mouvement social rebondit sur la présence du souverain pontife

    LE premier voyage du pape François depuis son élection le 13 mars n’est pas de tout repos. Le souverain pontife a choisi le Brésil comme première destination, où il célèbre aujourd’hui mercredi 24 juillet le premier acte des Journées mondiales de la jeunesse, pour lesquelles 1,5 million de jeunes pèlerins sont venus de 170 pays. Les mouvements sociaux qui se rebellent contre la cherté de la vie et la corruption au Brésil veulent profiter de la caisse de résonance que leur offre la présence du pape. Celui-ci a été accueilli par une foule en liesse à son arrivée au Brésil lundi 22 juillet, mais de violentes manifestations ont éclaté le jour même. Un important dispositif de sécurité, composé de 300.000 policiers et militaires, était mis en place pour parer à tout dérapage. D’ailleurs, la police est bien intervenue au gaz lacrymogène pour disperser la foule. En riposte, les manifestants lui ont jeté un cocktail Molotov, scandant qu’il «ne sert à rien de réprimer, ce gouvernement tombera». Cinq protestataires ont été arrêtés, mais d’autres manifestations sont prévues, notamment le jeudi et le vendredi près de la plage de Copacabana où se déroulent les Journées mondiales de la jeunesse, en présence du pape.
    Les protestations se sont même intensifiées avec l’arrivée du pape, et l’organisation des Journées mondiales de la jeunesse qui se préparent depuis plusieurs semaines, et qui ont coûté au contribuable brésilien quelque 40 millions d’euros. Une manifestation, lancée par le groupe d’activistes «Anonymous» s’est même érigée contre le coût de cet évènement. La vague de protestations sociales est née de l’organisation d’évènements sportifs, Mondial 2014 et JO 2016), jugés trop chers pour le contribuable avant de se transformer en mouvement d’opposition à la politique gouvernementale.
    Mais les risques de violences qui inquiètent les organisateurs des JMJ n’émeuvent pas le Vatican, qui a fait savoir qu’il n’avait pas d’inquiétude pour le pape, pour deux raisons. La première est que les manifestations ne sont pas dirigées contre lui, mais contre le gouvernement, et la seconde, c’est que le Brésil possède l’une des populations chrétiennes les plus ferventes du monde, dont 60% de catholiques.
    D’ailleurs, pendant que la rue s’agitait, François était en réunion avec Dilma Rousseff, Présidente brésilienne. Malgré la portée politique que la présidente a voulu donner à son discours d’arrivée, le pape a préféré rester dans son rôle religieux. Ainsi, alors que Rousseff se présentait à lui comme une alliée pour la «construction d’un monde meilleur», utilisant cette tribune pour s’expliquer sur la grogne sociale qui traverse son pays, le pape a préféré prôné le retour vers une «église missionnaire» (ndlr : qui prêche la parole du Christ, via la prédication ou grâce à des œuvres éducatives, caritatives ou autres). François, qui se veut proche des jeunes depuis le début de son pontificat, (via sa présence sur Twitter, sa papamobile…) a expliqué le choix de son premier déplacement en soulignant que «la jeunesse est la fenêtre à travers laquelle l’avenir entre dans le monde».

    Rime AIT EL HAJ

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