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    Société

    L’ONG Amos crée la crèche solidaire

    Par L'Economiste | Edition N°:4081 Le 24/07/2013 | Partager
    Elle se focalise sur le préscolaire
    Education, santé et alphabétisation
    Hicham Lahlou, nouveau parrain

    Onze éducatrices s’occupent des enfants d’Amos. Celles-ci, n’étant pas qualifiées, sont formées par l’Institut français deux fois par semaine afin d’apporter un service optimal à ces enfants

    Les associations venant en aide aux personnes en difficulté sont de plus en plus nombreuses. Seulement, il existe encore très peu de structures pour la petite enfance défavorisée. C’est là qu’intervient l’Association Moussaoui pour les oeuvres sociales (Amos) qui a pour mission de venir en aide aux familles en situation précaire depuis janvier 2011. Celle-ci assure la gratuité de la scolarité et des soins au profit de ces enfants.
    L’association compte mettre en place une crèche gratuite pour les enfants de 2 à 6 ans. «Au Maroc, les parents en situation de détresse ne trouvent aucune structure pour leurs enfants de moins de 6 ans. Il y a un grand vide au niveau du préscolaire, ce qui fait que la plupart de ces enfants sont à la rue toute la journée», explique Karima Moussaoui. 
    Le centre d’Amos est situé dans le quartier Annasr à Témara. Un quartier où plusieurs habitants sont issus de bidonvilles. La présidente d’Amos tient à insister sur l’importance du préscolaire dans la construction d’avenir d’un enfant: «D’après les statistiques, il permet de lutter contre l’abandon scolaire. Ceux qui n’entrent à l’école qu’à partir de 6 ans ont plus de chance de quitter l’école avant les autres».
    Cette crèche solidaire accueille aujourd’hui 110 enfants. La première année, le centre était réservé aux enfants, mais depuis, l’on y accueille également les mères qui sont 130 à en bénéficier. Des cours d’alphabétisation leur sont dispensés tous les après-midi de 14 à 17 heures. De plus, l’an dernier, l’Association a reçu un don de plusieurs machines à coudre. Ainsi, tous les matins, ces femmes reçoivent des cours de couture. L’Association a mis en place un programme ambitieux structuré autour de quatre enjeux majeurs: l’éducation préscolaire en premier lieu, la mise en place d’activités parallèles favorisant l’épanouissement des enfants, l’alphabétisation des filles et des femmes du quartier et la sensibilisation collective de la population féminine en matière d’éducation, d’hygiène et de prévention.
    Pour y arriver, Amos s’est entourée de plusieurs partenaires stratégiques. Les principaux étant Redal, l’INDH, l’Institut Jeanne D’Arc (qui récolte des denrées alimentaires pour ces enfants) et le ministère des Habous et des Affaires islamiques (qui s’occupe des cours d’alphabétisation). Sans oublier les donateurs privés qui ne sont pas nombreux pour l’heure. L’Association souffre d’ailleurs de problèmes d’organisation du fait du manque de moyens. Pour mieux porter son message et se faire connaître, Amos s’est trouvée un allié de taille. Le designer réputé Hicham Lahlou est le nouveau parrain de l’Association. Ce dernier cherchait à attribuer une partie de ses recettes à une association. Après en avoir visité plusieurs, il a été sensible à la condition des enfants d’Amos et a fini par arrêter son choix.

    Prise en charge d’enfants en détresse

    Chacun des enfants pris en charge par Amos a une histoire bouleversante d’après la présidente. Seulement, le centre ne peut pas accueillir tout le monde. Ainsi, un ordre de priorité a été établi pour l’accueil de ces personnes en fonction de leur niveau de précarité. Les premiers bénéficiaires sont les filles mères et les mères célibataires. Viennent ensuite les mères divorcées, les mères veuves ainsi que les familles à problème (père absent ou violent…). En dernière catégorie, les mères ayant des enfants handicapés. En plus de la misère et du manque de formation, ces familles sont confrontées à d’autres problèmes majeurs, au niveau de l’état civil notamment. Plusieurs enfants n’y sont pas inscrits. Soit parce qu’ils n’ont pas été reconnus par leur père, soit par négligence. «C’est notre devoir de nous en occuper. D’ailleurs, en ce moment même, nous travaillons à la reconnaissance de ces enfants pour qu’ils puissent aller à l’école par la suite», soutient Karima Moussaoui.

    Sanaa EDDAÏF

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