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    Fès/Tourisme
    Pari lancé sur les marchés spirituels

    Par L'Economiste | Edition N°:4081 Le 24/07/2013 | Partager
    La Tariqa tijania compte 300 millions d’adeptes en Afrique
    Enrichir le spirituel d’une dimension culturelle
    Les pays du Golfe de plus en plus séduits

    Les professionnels du tourisme à Fès misent aujourd’hui sur les pélerins tijanis qui viennent en grand nombre visiter la zaouia de Sidi Ahmed Tijani. N’oublions pas que l’Afrique compte plus de 300 millions d’adeptes

    LES professionnels du tourisme de la ville de Fès veulent conquérir de nouveaux marchés. Et pourquoi pas culturels et spirituels cette fois-ci. En effet, pour les professionnels du secteur, l’organisation des semaines culturelles en Afrique serait d’un grand apport. Etant donné que Fès est une destination privilégiée pour les pèlerins et les fidèles africains de la zaouia de Sidi Ahmed Tijani. Il y a un potentiel énorme à exploiter.
    L’Afrique compte près de 300 millions d’adeptes de la «tarika» tijania. La volonté des professionnels est d’enrichir le spirituel d’une dimension culturelle, en l’abordant non seulement sur le plan de la pratique religieuse mais en l’associant aussi à l’histoire tout entière de Fès. Outre le culinaire, ce serait aussi l’occasion d’initier des expositions sur l’histoire de Fès ainsi que des tables rondes sur les possibilités de coopérations touristiques et économiques. Toutefois, le rôle des compagnies aériennes est prépondérant dans toutes les opérations de promotion. En effet, la RAM doit réactiver les packages (transport et hébergement 4 jours) pour booster aussi la commercialisation du logement chez l’habitant.
    Cela dit, les opérateurs semblent retrouver le sourire en matière de fréquentations touristiques, avec de nouveaux profils de visiteurs. La capitale spirituelle attire de plus en plus de touristes du Moyen-Orient et principalement des pays du Golfe. «Ils voyagent en famille et dépensent énormément d’argent», indique Driss Faceh, ancien président du CRT et propriétaire du palais d’hôtes Faraj. Ce dernier croit dur comme fer, comme plusieurs propriétaires de maisons d’hôtes, «qu’il est temps de positionner la destination sur de nouveaux marchés pouvant pallier la crise que connaissent les marchés habituels (France, Espagne, Italie, etc.».
    Réputés de haute contribution, les Qataris, Saoudiens, Emiratis et bien d’autres sont de plus en plus nombreux à visiter la cité idrisside. Les statistiques de la tutelle le confirment, et ce depuis 2012. «Ils sont princes, émirs, ministres et hommes d’affaires, dont certains viennent en jet privé pour passer quelques jours avec leurs enfants dans les riads de la médina de Fès», soulignent les  professionnels. Ces touristes n’ont plus les mêmes ambitions de loisir qu’auparavant. Ils cherchent désormais la culture, la découverte, l’art contemporain et le bien-être. Des atouts que leur offre la capitale spirituelle dans un cadre andalou. Pour promouvoir la destination en tant que telle, la formule n’est pas magique. Il faut plus de dessertes aériennes et de la promotion en proposant des offres de qualité. Sur ces points, les hôteliers s’accordent tous qu’il y a eu des améliorations.
    En matière de produits, l’offre touristique de la ville s’est beaucoup améliorée surtout du côté de la médina qui compte des centaines de maisons d’hôtes dont certaines attirent même des Chefs d’Etat. L’on se rappelle à ce titre que le président gabonais, Ali Bongo, lors de son séjour en avril dernier, avait beaucoup admiré sa résidence au palais Faraj situé au quartier Ziate surplombant les vieux quartiers de la médina et dominant la montagne d’Ouislane et le Borj nord. Idem pour l’Emir du Qatar et d’autres grandes personnalités.
    Les visiteurs en provenance d’Angleterre et des Etats-Unis se sont aussi accrûs ces trois derniers mois. Ils sont en quête de culture, peu de loisirs, mais beaucoup de bien-être. Un packaging que Fès peut mettre en avant en multipliant les éductours pour les agents de voyages et les journalistes de la presse spécialisée, sans oublier la communication sur internet.

    Où en est le projet de Bab Boujloud?

    LES professionnels du secteur s’interrogent sur le projet du réaménagement de la place Bab Boujloud à l’instar de Jamaa El Fna. Le projet qui devait voir le jour il y a 4 ans piétine au niveau de l’expropriation de certains bâtiments. En attendant, il faut animer l’espace existant en donnant libre cours aux spectacles de rue et en mettant en avant l’art gastronomique et surtout la cuisine fassie. Cette formule encouragerait aussi le tourisme interne, concluent les professionnels.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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