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    Taourirt: Grosse pression autour du souk

    Par L'Economiste | Edition N°:4081 Le 24/07/2013 | Partager
    Le terrain de l’ancien souk envahi par de nouvelles constructions
    Les commerçants crient au complot, accusant les autorités de mafia immobilière

    Les victimes de l’incendie du souk Al Qods refusent de se faire loger dans le nouveau souk qui se trouve à la périphérie de la ville et qui est sans intérêt commercial

    LES propriétaires des boutiques et baraques du souk Al Qods incendié en 2009 ne baissent pas les bras. Ils viennent de tenir leur 31e sit-in sur le site du désastre et comptent déclencher d’autres formes de protestations pour obtenir gain de cause. Ils tiennent à ce que les engagements pris par les autorités locales, concernant la reconstruction de leur souk, soient respectés. Comme ils revendiquent également à être relogés dans un complexe commercial attractif en mesure de leur assurer un mouvement commercial bénéfique. L’ancien souk Al Qods, où se ravitaillent la plupart des vendeurs de friperies, articles ménagers et légumes, était connu dans tout l’Oriental et assurait des gains importants à ses commerçants. Malheureusement le feu est venu à bout de plus de 1.200 boutiques. Ces commerçants ont provisoirement été déplacés dans un nouveau souk au quartier Moulay Ali Chrif. Entre-temps, un complexe commercial privé a été construit à proximité de l’ancien souk portant ainsi le coup de grâce à l’activité commerciale au souk provisoire. Aussi, et dans le cadre de la mise à  niveau urbaine de Taourirt, une salle couverte omnisports a été bâtie sur une partie du souk incendié. Les  victimes du sinistre se sont retrouvées au chômage forcé et sans revenus. Ce qui les a poussées à crier au complot. Elles accusent ouvertement le gouverneur de la province et le président du conseil municipal de Taourirt de ne pas faire appliquer la loi. «La mafia de l’immobilier en étroite collaboration avec les autorités locales est en train de s’enrichir au détriment des habitants. Et au lieu que ces autorités honorent leurs engagements, en construisant un nouveau souk à la place de l’ancien, elles font de la promotion pour un parlementaire de la ville qui monopolise l’immobilier et les fonds de commerce», a déclaré à L’Economiste Abderrahim Al Ouafi, président de  la Coordination des commerçants du souk Al Qods.
    Et pour se faire entendre, les victimes du souk Al Qods ont tenu une trentaine de sit-in et de marches de protestation, devant le siège de la province de Taourirt mais aussi devant la wilaya de l’Oriental, les ministères de l’Intérieur, de la Justice et le Conseil national des droits de l’homme. En plus, la coordination de ces commerçants a tenu plusieurs rencontres avec des hauts responsables du ministère de l’Intérieur dont Charki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, et Mohammed M’hidia, wali de l’Oriental, pour exposer ses doléances. Une enquête a été ouverte pour vérifier les dires des uns et des autres sur les vices de forme qui ont accompagné la construction du souk provisoire que les sinistrés refusent.
    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

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