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    Evénement

    Nouvelle majorité
    Benkirane suspendu à l’aval du RNI

    Par L'Economiste | Edition N°:4081 Le 24/07/2013 | Partager
    Mezouar convoque les instances de son parti avant de trancher
    La révision du programme gouvernemental
    Benkirane a tourné la page de la campagne PJD anti-Mezouar

    Salaheddine Mezouar n’a pas donné de réponse à l’invitation de Benkirane de se joindre à son gouvernement. Le président du RNI reviendra vers les instances de son parti pour trancher

    Le coup d’envoi des consultations politiques a été donné lundi avec Salaheddine Mezouar comme premier visiteur du chef du gouvernement, qui était accompagné du ministre d’Etat Abdellah Baha. L’entrevue, qui a duré 3 heures dans une ambiance conviviale et détendue, a permis au patron du PJD de présenter des excuses pour le mal fait à l’ancien ministre des Finances sur le dossier des primes. Benkirane a reconnu qu’il n’était pas d’accord avec cette campagne. Aujourd’hui, il souhaite que cette page soit tournée pour regarder ensemble l’avenir. Après un tour d’horizon sur la situation politique et économique, Benkirane lui a fait la proposition d’intégrer son gouvernement. D’ailleurs, depuis le premier jour, le PJD voulait associer le RNI à cette expérience. Mezouar ne lui a pas donné de réponse, se contentant de lui rappeler la nécessité de revenir vers les instances du parti pour trancher. D’ailleurs, le président du RNI a profité de la réunion ordinaire de son bureau politique pour lui exposer le contenu de l’entrevue avec le chef du gouvernement.  A l’heure où nous mettions sous presse, la réunion de cette instance n’était pas encore terminée. Dans cette affaire, Mezouar compte mouiller toutes les instances de son parti. Le bureau politique doit arrêter un agenda pour la tenue d’un conseil national qui devra trancher si oui ou non le parti  participe au gouvernement.
    En attendant, Benkirane devait enchaîner avec Mustapha Bakkoury, secrétaire général du PAM. Les autres suivront. Le chef du gouvernement reviendra par la suite vers ses deux alliés de la majorité, le MP et le PPS, pour une réunion de cadrage avant de lancer les négociations proprement dites avec le RNI. Il semble que pour ce deuxième round, Benkirane ne sera pas tout seul. Il sera accompagné de Mohand Laenser et Nabil Benabdallah. Si son parti accepte, le président du RNI reviendra avec un de ses bras droits, probablement l’ancien ministre Rachid Talbi Alami.
    Sans préjuger du rythme de travail du chef du gouvernement, le processus prendra du temps. Ce qui devra alimenter davantage l’attentisme dans les milieux économiques nationaux et étrangers, mais sans affecter la routine du fonctionnement de l’Etat. Surtout que  Salaheddine Mezouar, dans une situation confortable, n’est pas demandeur d’intégrer le gouvernement. Et donc, il formulera ses exigences. En tête, la révision du programme gouvernemental pour en confectionner un nouveau, qui focalisera sur les nouvelles priorités économiques et les sorties de crise. Et pour cause, en janvier 2012, le RNI avait voté contre la déclaration de politique générale, présentée par le chef du gouvernement devant le Parlement. En plus, la crise s’est aggravée avec une dégradation des finances publiques et un inquiétant déficit budgétaire, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib. Le président du RNI exigera de revoir également l’architecture du gouvernement. Pour plusieurs membres du bureau politique, le RNI est la solution au problème politique de Benkirane qui se trouve dans l’obligation de former une nouvelle majorité pour continuer. Dans cette opération, Mezouar est le seul maître à bord. D’ailleurs, le communiqué du parti à l’issue de la réunion d’un bureau politique d’il y a une dizaine de jours, était on ne peut plus clair: «le président est l’unique interlocuteur des négociations pour la formation d’une nouvelle majorité». Ce communiqué comportait deux messages. Le premier, à consommation interne, visait à barrer la route à ceux qui s’étaient autoproclamés négociateurs parallèles avec le PJD, souligne un responsable du RNI. Le deuxième message était destiné à Abdelilah Benkirane,  qui avait affirmé, dans la foulée des élections de novembre 2011, que le RNI était un bon parti mais sans le président Salaheddine Mezouar.

    Accord royal sur la démission des ministres

    Or, moins d’une heure avant le démarrage des consultations politiques, un communiqué du cabinet royal est venu donner plus de visibilité et de sérieux à l’entreprise de Benkirane. En effet, le Souverain a donné son accord sur les démissions des ministres istiqlaliens, reçues la même journée. Il a enjoint à ces «ministres démissionnaires d’expédier les affaires courantes. Ce qui permettra au chef du gouvernement d’entamer ses consultations en vue de constituer une nouvelle majorité». Ce communiqué  a également conforté Hamid Chabat qui a vu la décision de son parti de sortir du gouvernement enfin aboutir.

    Mohamed CHAOUI

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