×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Politique Internationale

    L’Irak replonge dans la violence généralisée

    Par L'Economiste | Edition N°:4080 Le 23/07/2013 | Partager
    Plus d’une centaine de morts en deux jours
    Montée en puissance d’Al-Qaïda

    Sanglant week-end en Irak, où plus d’une centaine de personnes ont péri dans une série d’attentats. Entre engins piégés dans une base militaire, bombes, exécutions… deux attentats sortent du lot et montrent qu’il ne s’agit pas d’un «travail d’amateurs». Le premier par ordre chronologique, c’est la vague coordonnée d’explosions de dix voitures piégées qui a fait 60 morts et 190 blessés samedi 20 juillet. Ensuite, les attaques coordonnées contre les deux prisons bagdadiennes de Taji et d’Abou Ghraib, qui ont duré près de 10 heures dans la nuit du dimanche au lundi, et qui ont causé la mort d’au moins 19 membres des forces de sécurité (dont des policiers, soldats et gardiens de prisons) et en ont blessé une trentaine.
    La version officielle veut que les seuls 7 détenus aient réussi à s’échapper, mais des commentaires sur le réseau social «Twitter» et des témoignages de familles relevés par l’AFP font état de nombreuses évasions réussies.
    Cette opération intervient un an après l’appel d’Al-Qaïda à libérer tous les prisonniers musulmans partout où ils se trouvent, promettant notamment de s’attaquer au système judiciaire irakien.
    Cela fait près d’une année aussi que l’Irak est en proie à une montée des tensions entre chiites et sunnites. La mèche qui a allumé l’incendie, c’est l’éviction du vice-président Tarek Al-Hachémi, condamné à mort par contumace pour avoir «commandité des meurtres», et exilé d’abord dans le Kurdistan irakien puis en Turquie… deux territoires qui ne le livreront pas à l’Irak. En réalité, des analystes estiment que son opposition au Premier ministre chiite Nouri Al-Maliki serait derrière son procès. Il lui reprochait notamment de s’accaparer le pouvoir et de vouloir en écarter les sunnites. 
    La genèse de cette situation remonte au départ des troupes américaines (le dernier soldat a quitté le pays en décembre 2011). A l’époque, les sunnites, qui organisaient une bonne partie de la lutte contre les Américains, s’attendaient à être intégrés au pouvoir. Mais ils ont été majoritairement mis à l’écart. Aujourd’hui, ces mêmes sunnites veulent reconquérir le pouvoir, avec Al-Qaïda à leurs côtés. Quitte à pratiquer la politique de la terre brûlée.


    Rime AIT EL HAJ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc