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Régions

Marrakech: Valse des prix pendant le Ramadan

Par L'Economiste | Edition N°:4080 Le 23/07/2013 | Partager
Les produits phares du Ramadan forcément plus chers, mais pas d’augmentations excessives relevées
Les hausses les plus importantes sont celles du poisson

Pendant le Ramadan, c’est une floraison de petites échoppes qui vendent un peu de tout, msemen, baghrir et autres. Mais c’est la chebbakia qui l’emporte en termes de vente

CERTAINS consommateurs optent pour les centres commerciaux pour faire le plein de denrées en début de mois. Une fois le salaire versé, ils se ruent dans les rayons, armés de leur caddie, profitant des douceurs de la climatisation. C’est d’ailleurs, l’occasion de sortir en famille et de faire plaisir aux enfants, férus de ces étalages, qui amplifient le besoin de posséder. Pour les parents, le centre commercial a plusieurs avantages. Déjà, le choix.
Pour la farine par exemple, on trouve sept marques différentes, ce qui permet de comparer les prix et les qualités. C’est donc par confort visuel que certains préfèrent ces commerces, où tout s’étale et où tout a un prix affiché. Il est également possible de se fournir chez les grossistes, présents dans tous les quartiers de la ville. Mais là, peu de choix et le prix à payer se totalise sans détail à la fin des courses. Difficile ainsi de savoir si on fait de bonnes affaires. Pour les produits frais, les Marrakechis aiment les vendeurs occasionnels, qui étalent leur marchandise sur les trottoirs. Tous les jours, quand la température se fait plus clémente, on part ainsi acheter son raïb, ses msemens ou son jus d’oranges fraîchement pressées.
Pour les fruits et les légumes, le marché de gros s’est déplacé de Bab Doukkala à Sidi Ghanem. Marchands et particuliers doivent maintenant se rendre dans la zone industrielle pour bénéficier de ristournes. Certaines familles se cotisent pour acquérir des produits vendus en caisses, et se partager ensuite tous ces kilos. A Bab Doukkala, il reste les inconditionnels de l’emplacement, des vendeurs et leurs charrettes. Les plus malins d’entre nous ont anticipé le mois sacré, en achetant moins cher, pour remplir le congélateur. Même les dattes aujourd’hui se font congeler, en attendant de les consommer chaque jour, par petite portion. Ce système permet aux familles d’étaler les dépenses sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, évitant ainsi les flambées des prix relatives à la période à la fois estivale et ramadanesque. Certains produits restent aux mêmes tarifs, comme la viande, les pastèques, les melons et les figues de Barbarie, qui bénéficient d’une productive récolte et sont de saison.
Pour les aliments propres au mois sacré, comme chaque année, deux jours avant le jeûne, les prix ont grimpé pour les tomates, nécessaires à la harira, et les oranges, très largement consommées, qui sont passés de 3 à 6 DH le kilo. Citrons, bananes, avocats, dattes, pois chiches subissent des hausses, à l’inverse des oeufs qui, par ces températures élevées, doivent se vendre vite et sont donc épargnés. Voilà ainsi la règle de l’offre et de la demande qui se confirme, avec une consommation accrue de jus de fruits, qui trônent sur toutes les tables en ce mois de juillet. Un peu partout dans les grandes villes du Maroc, et particulièrement à Marrakech, c’est le poisson qui bat des records de hausse des prix.
Pendant le Ramadan, la pêche se fait plus rare, et donc les prises moins importantes. De toute façon, les familles en consomment peu après le jeûne, car le poisson intensifie la soif.

Eau et électricité

EN conclusion, les familles qui ont pu prévoir un budget supplémentaire, et gérer leurs achats en amont, s’en sortent facilement pour vivre leur jeûne au mieux. Mais il est des dépenses que l’on peut avoir du mal à expliquer et justifier.
Comme les factures de l’eau et de l’électricité qui n’ont de cesse de grimper depuis le mois de mai dernier. Tous sont dans l’attente de recevoir les derniers relevés des mois de juillet et août, en s’attendant à de grosses et mauvaises surprises.

De notre correspondante, Stéphanie JACOB

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