×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie Internationale

    Commerce mondial
    Les émergents tirent la barre vers le haut

    Par L'Economiste | Edition N°:4080 Le 23/07/2013 | Partager
    Ils représenteront 57% en 2030
    Les échanges marquent le pas en 2012

    En 2012, la croissance mondiale du commerce et de la production a été inférieure a son taux moyen à long terme. D’après les données mensuelles disponibles, cette faiblesse semble s’être prolongée au premier trimestre de 2013

    La faiblesse qui a marqué la croissance du commerce et de la production en 2012 semble s’être prolongée au premier trimestre de 2013. Le rythme de la croissance a été inférieur à son taux moyen à long terme, souligne le rapport 2013 de l’OMC (Organisation du commerce mondial), rendu public jeudi 18 juillet à Genève. C’est le dernier préfacé par Pascal Lamy qui cédera le 1er septembre prochain sa place au Brésilien Roberto Carvalho de Azevêdo.
    D’après l’OMC, l’avenir et le système du commerce mondial seront façonnés par divers facteurs économiques, politiques et sociaux, tels que l’innovation technologique, la modification des modes de production et de consommation et l’évolution démographique.
    En 2012, le volume du commerce mondial des marchandises n’a augmenté que de 2%. Si l’on exclut les années où les échanges s’étaient contractés, c’est la plus faible progression annuelle dans une série de données remontant à 1981. Les expéditions des pays développés ont augmenté plus lentement que la moyenne mondiale à 1%, tandis que les exportations des économies en développement ont augmenté plus rapidement (3,3%). Par contre, les importations des économies développées ont stagné avec une petite croissance de 0,1%, tandis que celles des économies en développement ont augmenté de 4,6%.
    L’Afrique engrange les bons points. Après avoir vu ses exportations chuter de 8,5% en 2011 (du fait de la guerre civile en Libye), le continent a enregistré l’année dernière la plus forte croissance des exportations de toutes les régions, à 6,1%. Il a été suivi par l’Amérique du Nord, dont les exportations ont augmenté de 4,5% grâce à une hausse de 4,1% aux Etats-Unis. L’Asie n’a augmenté ses exportations que de 2,8% malgré une augmentation de 6,2% des exportations chinoises. Cette faible croissance en Asie s’explique notamment par la contraction des exportations de l’Inde et du Japon, qui ont diminué respectivement de 0,5% et de 1%.
    Les autres régions qui exportent des ressources naturelles en grandes quantités ont vu le volume de leurs exportations augmenter légèrement, notamment la Communauté d’Etats indépendants (1,6%), l’Amérique du Sud et centrale (1,4%) et le Moyen-Orient (1,2%). Ce résultat est normal vu que les quantités de produits primaires exportées ne changent guère d’année en année. La région où la croissance des exportations a été la plus faible était encore l’Europe (0,6%), mais l’Union européenne a connu une croissance encore plus lente (0,3%).
    Les importations de l’Afrique ont augmenté plus rapidement que celles de toute autre région (11,3%), de sorte que l’Afrique est la seule région ayant enregistré une croissance à deux chiffres des exportations et des importations. Viennent ensuite le Moyen-Orient (7,9%) et la Communauté d’États indépendants (6,8%), qui ont profité du niveau élevé des prix moyens du pétrole en 2012 pour accroître leurs recettes d’exportation et acheter davantage de produits importés. En Asie, les importations ont augmenté de 3,7% à la faveur d’une hausse de 3,6% en Chine. L’augmentation de 3,1% en Amérique du Nord était légèrement supérieure à celle des Etats-Unis (2,8%). L’Amérique du Sud et centrale, dont les importations ont augmenté de 1,8%, a été distancée par toutes les régions sauf l’Europe, dont les importations ont diminué de 1,9%.

    A l’export, le moteur chinois

    A plus long terme, et conformément à l’approche adoptée pour le PIB, l’OMC a supposé que le taux de croissance des exportations chinoises deviendra plus modéré dans l’avenir, tout en restant largement supérieur à la moyenne mondiale.
    Avec cet ajustement, l’organisation s’attend à ce que les économies en développement voient leur part des exportations mondiales passer de 41% en 2010 à 57% en 2030, tandis que la part des économies développées tombe de 59% à 43%. Les exportations de la Chine devraient augmenter en pourcentage des exportations mondiales (de 9% à 15%) et des exportations des économies en développement (de 23% à 27%) pendant cette période.

    Fatim-Zahra TOHRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc