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    Matériaux de construction
    Les opérateurs montent au créneau

    Par L'Economiste | Edition N°:4080 Le 23/07/2013 | Partager
    L’activité se tasse, le secteur s’inquiète
    Une augmentation de 25% des coûts de construction
    En jeu : la loi de Finances 2014

    Les plus fortes baisses enregistrées par la consommation de ciment correspondent à l’augmentation de la pluviométrie et à l’arrêt de plusieurs chantiers

    Les professionnels des matériaux de construction sont unanimes : le secteur est dans le rouge. L’activité se tasse et les ventes sont en chute libre. Le seul indicateur du secteur, qui est le ciment, ne laisse planer aucun doute sur les prémices d’une véritable crise. Au premier semestre de l’année, les ventes de ciment ont chuté de 12,6%. Selon l’Association professionnelle des cimentiers (APC) : « Il faut remonter aux années 80 pour retrouver une baisse aussi forte que celle qui se profile pour cette année ». L’APC fait allusion à la baisse de 6,6% enregistrée en 1984. L’accalmie a déjà commencé à se faire sentir l’année dernière avec un recul de 1,6% de la consommation. Une chose est sûre les prévisions sont pessimistes pour cette année. Les professionnels estiment que l’année risque de finir sur une baisse de 5 à 10%. Le ciment est loin d’être le seul matériau concerné par cette situation. «Nous avons enregistré un premier semestre négatif avec très peu de visibilité sur le reste de l’année », confie Fouad Benzakour, président de la Fédération des céramistes. Ce dernier impute cette situation à la baisse de régime dans l’immobilier. Même le logement social commence à s’essouffler. Il faut également mettre cette situation à l’actif de la forte pluviométrie qu’a connue le pays durant les premiers mois de l’année. La saison des pluies a été bien plus longue que durant l’année dernière. Ce qui a conduit à l’arrêt de plusieurs chantiers. Une reprise n’est pas à prévoir dans les mois à venir à cause de la baisse d’activité due au Ramadan et à la succession de fêtes (Aïd El Fitr et Aïd Al Adha). Par contre, les cimentiers mettent surtout l’accent sur l’effet négatif de la loi de Finances 2013. « La taxation du bêton, du sable et du ciment a contribué à augmenter le coût de construction de 25%», explique Mohamed Bouhaouli, directeur de l’APC. Tout porte à croire que derrière ce warning lancé par les opérateurs se profilent d’autres enjeux. En fait, le gouvernement avait annoncé la taxation progressive des matériaux de construction. Le processus qui a commencé avec le bêton, le sable et le ciment devra, vraisemblablement, se poursuivre. Selon les premiers indices,  la briqueterie et  le marbre seraient dans le viseur des rédacteurs de la loi de Finances 2014. De ce fait, les opérateurs commencent à se mobiliser pour éviter une nouvelle taxation du secteur. Ils réclament également un assouplissement des conditions d’octroi des autorisations, une relance de l’appui financier et une meilleure visibilité sur les chantiers de l’Etat.


    Ilham BOUMNADE

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